‹ Le mouvementChapitre 81 sur 184 · I. Pfluger's Archiv f. d. ges. PhysioL, 1882, XXVIII · texte numérisé non relu

I. Pfluger's Archiv f. d. ges. PhysioL, 1882, XXVIII

simultanément. Bubnoff et HEmENHAiN * avaient obtenu un résultat identique et cela, lorsqu'au lieu de stimuler Técorce cérébrale, ils ont enlevé la matière grise et appliqué le stimulant aux fibres motrices. ExNER en infère que la totalité des effets s'est concentrée dans les cellules de la moelle épinière. L'impulsion nerveuse, partant du cerveau, a sousexcité les cellules épinières (synapses) et en a augmenté momentanément l'irritabilité, de sorte qu'une impulsion sensorielle faible pourrait passer là où auparavant elle en aurait été empêchée. Puisque l'addition des éfTets a lieu lorsque la stimulation sensorielle a précédé, cette dernière sous-excite évidemment les cellules épinières et ouvre ainsi la voie pour les impulsions suivantes qui partent du cerveau. ExNER dit aussi qu'une faible impulsion corti-fugale ouvre la voie pour d'autres impulsions provenant de la même source, et qu'un stimulant sensoriel ouvre la voie à un second, soit que ce second vienne du même point de la peau ou de tout autre point. De même, un son ouvre la voie à une sensation tactile ou à une stimulation corticale ; tous les trois peuvent aussi coopérer. En d'autres mots, l'irritabilité des cellules qui composent une voie dans la moelle épinière, une voie réflexe ou cortico-fugale, peut être augmentée par des impulsions qui viennent d'une partie quelconque du corps.

Mais une impulsion atteignant une cellule spinale n'en augmente pas toujours l'irritabilité. Elle la peut aussi diminuer, elle peut bloquer une voie nerveuse.

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