I. Pflûgkr's Archiv, 1881, XXVI
l'action riÊflexe 287
Elle peut empêcher TefTet réflexe d'un stimulant sensoriel. Bubnoff et HEmENHÂiN ^ ont observé le phénomène suivant d'inhibition.
Lorsque la narcose de la morphine a atteint un certain degré, une forte pression sur la patte d'un chien produit une contraction tonique prolongée de certains muscles de la jambe. Cette contraction peut ôtre arrêtée par une faible stimulation de l'aire correspondant à la jambe dans le cortex. On peut aussi l'arrêter par de faibles caresses sur la jambe ou en soufflant sur la figure du chien. Une forte stimulation corticale produit ensuite une contraction tonique et celle-ci peut être réprimée comme tantôt par une faible stimulation, soit sur le cortex soit sur la peau. Évidemment, ces stimulations faibles diminuent l'activité du réflexe ou de la voie cortico-fugale.
Des exemples plus probants d'inhibition dans les ryoies réflexes de la moelle épinière se retrouvent dans les expériences connues sur la grenouille décapitée, par l'immersion subite d'une patte dans un acide. Après un certain temps de réaction elle retire la jambe; si l'autre patte est fortement pressée simultanément ou si on en stimule les nerfs sensoriels par l'électricité, le tenîps de réaction est prolongé. Une inhibition pareille est produite en stimulant par l'électricité le milieu du cerveau de la grenouille. Et l'inhibition totale de tous les réflexes spinaux qui s'ensuit immédiatement en écrasant et en arrachant le cerveau de la grenouille, représente le résultat des impulsions inhibitoires qui sont pro-