Zeitschrift fur klin. Medicin^ 1889, XV, 109 sq
24 l^E MOUVEMENT
L'anesthésie d'une jointure abolit Ja perception de la rotation de la jointure.
On a ainsi la certitude que les sensations de la rotation des jointures prennent naissance dans ou autour des jointures. Il serait facile de croire qu'elles naissent par la friction des surfaces articulaires si l'on pouvait démontrer que ces surfaces possèdent des nerfs sensoriels et des organes terminaux.
PiLLSBURY* a récemment émis l'opinion que les sensations peuvent prendre naissance dans les tendons qui traversent les jointures et dans les enveloppes de ces tendons. Il étaye celte hypothèse sur une curieuse observation d'anesthésie de la jointure. La perception du mouvement au coude était tout autant émoussée par une anesthésie faradique du poignet que par l'anesthésie du coude lui-même. De la même façon, la perception du mouvement au genou était émoussée aussi bien par l'anesthésie de la cheville que par celle du genou. La faradisation des orteils n'ayant aucun effet sur la perception des mouvements du genou, il résulte que si les sensations du mouvement sont émoussées, ce fait n'est pas dû à l'influence de la sensation électrique. Pillsbuhy en donne l'explication suivante : certains muscles de la jambe partent du fémur et s'insèrent sur le pied ; leurs tendons passent sur le genou et la cheville ; lorsqu'on fait tourner le genou, la cheville et les tendons de ces muscles subiront une tension et si, ainsi qu'il le suppose, les sensations du mouvement prennent naissance dans les tendons, une partie des sen-