Cf. Wai.ler. Brain, 1892, LVII
26o LE MOUVEMENT
cependant la voie réflexe était interrompue pendant que la voie volontaire demeure intacte, les mouvementé volontaires sont immodérés et saccadés.
L'ataxie locomotrice offre des exemples de mouvements non réprimés. Cette maladie est associée anatomiquement à des lésions des racines sensitives et des voies sensitives de la moelle épinière; Tun de ses symptômes est la perte ou rinsuffisance du sens musculaire. Quelques-unes des plus grandes autorités modernes (Gowers, Goldscheider) regardent l'absence du sens musculaire comme la cause de l'incoordination du mouvement, aussi bien que de la perte du tonus musculaire, qui se révèle par Tabsence des réflexes tendineux. Goldscheider a vérifié expérimentalement cette assertion * : il a inscrit sur un tambour les mouvements volontaires de ses doigts, les jointures étant anesthésiées par faradisation ; les mouvements ressemblaient à ceux d'un ataxique, par leur caractère saccadé.
L'ancsthésic totale d'un membre, comme nous l'avons vu dans les cas cités dans un chapitre précédent ^ produit des troubles moteurs. II } a des personnes qui ne peuvent pas du tout remuer un membre anesthésié, à moins qu'elles ne le regardent ; d'autres peuvent le remuer sans le secours des yeux, mais le mouvement n'est que commencé et n'est pas conduit jusqu'à la fin. Non seulement Tabsence, mais aussi l'excès de contraction musculaire peut résulter de l 'anesthésié. La catalepsie est un exemple d'excès.