‹ Le mouvement scientifique pendant l'annee 1864Chapitre 25 sur 63 · RM AT ION RE L’ÉCORCE SOLIDE DU GLOBE · texte numérisé non relu

RM AT ION RE L’ÉCORCE SOLIDE DU GLOBE

nouveau cataclysme. Mais l’énorme épaisseur des couches sédimentaires transportées par les eaux ou déposées au fond de leur lit dans les intervalles de calme, le temps qu'il a fallu pour permettre l’évolulion’de chaque nouvelle faune prouvent surabondamment que ces révolutions géologiques ont dû être séparées par de longs siècles de repos et de paix profonde.

Quand, d’un autre côté, on considère les végétaux énormes qui peuplent le terrain houiller, les conditions climatologiques nécessaires pour produire actuellement des espèces analogues, dont les proportions sont beaucoup plus restreintes, on est forcé de reconnaître que, à certaines époques, la température a dû être à peu près uniforme sur toute la surface de la terre. 11 n'est guère de contrées dans le monde où l’on ne trouve de la houille et dc-s échantillons fossiles, dont les' représentants actuels vivent sous les latitudes torrides. L'a chaleur devait donc être alors beaucoup plus considérable qu’aujourd’hui à la surface du globe.

Beaucoup d’autres preuves viennent encore à l’appui de cette opinion. Les matières minérales que nous avons vues constituer les roches stratifiées et interrompre la continuité des couches de sédiment en se pénétrant mutuellement sont complètement identiques avec les minéraux que nous conservons aujourd’hui dans nos laboratoires. La plupart peuvent être reproduits artificiellement, soit par la cristallisation lente, lorsqu’ils ont été préalablement dissous dans un liquide, soit directement par voie de combinaison chimique ou par le refroidissement, lorsqu’ils ont été préalablement fondus par l’intervention de la chaleur.

Les mêmes effets se produisent encore aujourd’hui dans la nature. La mer, en séjournant dans les salines, y dépose les cristaux de sel marin qu'elle tient eu dissolution. De

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