‹ Le Mouvement Syndicaliste Dans Le Corps Des InstituteursChapitre 3 sur 17 · DOS · texte numérisé non relu

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délégués présents au Congrès furent invités à prendre l'initiative de ce groupement dans leur département.

Le Congrès décida ensuite de nommer le comité d'organisation de l’Union amicale des instituteurs de France, composé de vingt-quatre membres, pris à raison de un par circonscription du département de la Seine, et chargé d'étudier et d'arrêter les statuts et l’organisation de cette association à l’aide des projets présentés au Congrès.

Le Comité devait se tenir en correspondance avec un instituteur délégué de chaque département.

Le Congrès avait eu lieu le 8 septembre 1887. Le 20 septembre, dans une circulaire aux préfets, Spüller, ministre de l'instruction publique, s’éleva très catégoriquement contre la constitution du Comité d’instituteurs de la Seine, aux vœux duquel le gouvernement ne pouvait souscrire. La circulaire, en résumé, déniait formellement aux instituteurs tout droit à l'autonomie et tout droit au bénéfice de la loi de 1884.

Elle s'exprime ainsi, dans ses passages les plus saillants :

QI1 y a eu, semble-t-il, une assimilation spécieuse qui a pu séduire de bons esprits : pourquoi ne créérait-on pas, pour la profession d’instituteur comme pour les autres, des syndicats professionnels et une union de ces syndicats? La loi récente sur les associations professionnelles est une des œuvres libérales et généreuses où éclate l'esprit même de la République. Et rien. ne fait plus d'honneur au Parlement que l’empressement des professions dites

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