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leur donner le droit au syndicat. Plusieurs se sont constitués et on les a simplement tolérés. Il est impossible de ne pas donner à ces.travailleurs un statut qui leur permette de se rapprocher des travailleurs des usines et des champs, qui sont tous solidaires. »
On commentait, dès la fin de 1918, le rapport Lauche, et le vote de la loi était attendu avec impatience
La Fédération des amicales d’instituteurs, en janvier 1919, envoyait un appel aux parlementaires et aux membresdu gouvernement, pour leur demander de hâter le vote de la loi (1).
« Dans tous leurs congrès, dans toutes leurs assemblées générales, dit l'appel de la Fédération, les instituteurs des Amicales et leur Fédération ont demandé le bénéfice de la loi de 1884, et déjà, par une action persévérante, ils ont fait de leurs groupements, régis par la loi de 1901, de véritables associations professionnelles qui pourraient être rangées dans la catégorie des syndicats par leurs aspirations et par leur forme d'activité si l'administration n'avait pas empêché leur évolution. »
La Fédération proteste ensuite contre le régime de tolérance vis-à-vis des syndicats constitués, qui permet à l'arbitraire de s'exercer sans contrôle et ‘aux associations de dépendre du caprice de leurs ministres successifs. La loi nouvelle assurera l’égalité entre tous les groupements.
En ce qui concerne les instituteurs, étant donné le rôle social qu'ils vont avoir à jouer dans la reconsti-
(1) Information ouvrière el sociale, n° 86, 16 janvier 1919.