Fol
2. Voir notre étude sur les notes marginales de Pierre Lombard, dans la Re^fue d'Histoire ecclésiastique^ t. XIV, igiS, p. 5i8, 621 et suiv.
(Galat. IV, 4) se rencontrent ne tête du troisième livre, de part et d'autre (fol. 46^0-
Le quatrième livre en fait autant; nous en reparlerons dans une autre occasion (fol. 64^' ). La comparaison avec le Samaritain se rencontre de part et d'autre, maisGandulphe a, de plus, une allusion à Jésus-Christ, Custos noster^^ qui se retrouve, beaucoup plus développée, chez Pierre de Poitiers-. Celui-ci a aussi, comme Gandulphe, les mots in bonis naturalibus çulnerato, gratuitis exspoliato^ qu'on trouve à un autre endroit des Sentences de Pierre Lombard.
Au nombre des autorités de Pierre Lombard, se trouvent une seule fois un texte d'Athanase (en réalité, c'est un texte de Vigile de Thapse) et un texte d'Hésychius (III, Dist. xxi, i). Gandulphe les a aussi et il les cite dans le même ordre (fol. 59").
Jean Damascène, qui fait à ce moment son entrée dans le monde littéraire occidental, joue un rôle assez important chez Pierre Lombard, entre autres dans la christologie ; mais il ne fournit de textes que d'un seul endroit de son ouvrage, Defide orthodoxa (III, 2-8). Gandulphe fait appel aux mêmes textes, mais sans atteindre au même nombre de citations; chez le Magister, elles se chiffrent à un peu plus de vingt-quatre^.
Qu'on prenne la question, quod sacramentum corporis et sanguinis Christi duohus constet atque constituatur (fol. 54^', et III, Dist. m, 6) ; de part et d'autre, nous trouvons les Sententiae Prosperiy saint Hilaire, Jean de Damas, Augustin.
Les textes de saint Augustin sur le triplex bonum coniugii : fides, proies, sacramentum, rewiennent deux fois dans les deux recueils et à peu de distance : le premier, à propos du mariage de saint Joseph et de la Vierge ; le second, à propos de la théorie générale (voir IV, Dist. xxx, 3, et xxxi, i).
Même quand l'un des deux auteurs se permet des remaniements, la similitude des matériaux reste frappante. Mais
1 . C'est un emprunt à une glose qui a alimenté les Sentenciers non moins que les exégètes-, voir même article, p. 5 18.
2. Sententiarum libti quinque^ lib. IV, Prologus (PL. CCXI, n3 7).