De institutione clericorum, I
b. Deere taies j etc., p. 246.
196 LE iMOUVEMENï THÉOLOGIQUE DU XIP SIÈCLE.
sa cinquième question. L'on pourrait encore citer d*autres exemples. Ceux-ci suffisent pour marquer l'allure différente des deux traités; le théologien de Novare suit un tout autre programme ; il a beaucoup moins de textes que Gandulphe ; à ceux qu'il emploie il entremêle, à la façon de la Summa sententiarum ou du De Sacramentis de Hugues, des réflexions théologiques. Les variantes dans les citations communes n'établissent aucun lien de parenté.
Les éléments propres au Lombard, nous voulons dire ceux qu'il n'a pas en commun avec Gandulphe — car l'étude des sources du Magister lui laisserait bien peu de bagage personnel ^ — sont constitués par un certain nombre de phrases qui portent surtout sur la forme du sacrement de confirmation (chap. i), sa vertu (chap. m), l'explication de sa supériorité sur le baptême (chap. iv), sa réitération (chap. v). Ce dernier paragraphe ajoute au texte original de Pierre un morceau de saint Augustin 2, un autre de saint Grégoire^, tirés l'un et l'autre du Décret'* et suivis d'un dictum Gratiani^. L'horizon théologique de Pierre Lombard apparaît plus étendu que celui de Gandulphe ; dès le début, le Magister nous dit que la question des effets de la confirmation est surtout matière h discussion : de cuius virtute quaeri solet^ car, pour ce qui regarde la forme de ce sacrement, pas de litige possible \ forma enim aperta est^. Sur la réitération des sacrements, il y a également matière à débat, nous dit le Lombard^, et il se propose d'y revenir encore ailleurs; de fait, il s'esta diverses reprises préoccupé de ce problème,
1 . Celte e'tude n'a pas à s'occuper des sources de Pierre Lombard ; le Magister procède à la façon de Hugues et de la Summa sententiarum^ mais sans être servile. Le commentaire de Troyes le remarquait : Magister hic et Hugo illic raro in suis verhis conveniunt (fol. i5a^")»
2. Libri II contra Epistolam Parmeniani, II, i3, n. 28 (PL. XLIII, 70).