Chap. V
notamment pour rextrême-onction^, dont la réitération se trouve plusieurs fois mise en question au xii° siècle et fait l'objet de beaucoup de notes marginales des Sententiae de Pierre Lombard 2. De tout cela, nous ne trouvons pas un mot chez Gandulphe. L'on peut porter à peu près le même jugement sur le chapitre qui traite de la reviviscence des péchés déjà pardonnes 3.
Ce n'est donc point le théologien-canoniste qui a pu servir de modèle à Pierre Lombard dans le chapitre sur la confirmation ; c'est encore moins chez le Maître des Sentences que Gandulphe a pu trouver ses inspirations. Où donc s'en est-il allé les chercher? Avant de passer au deuxième traité, il faut répondre brièvement à cette question.
La réponse n'est pas difficile. Les échappées que les citations qui précèdent ont laissé entrevoir sur les dossiers pseudo-isidoriens, dirigent notre attention vers les anciennes collections canoniques et, avant tout, vers l'œuvre de Gratien, qui éclipse, en se les assimilant, tous les recueils antérieurs. Gandulphe, qui nous a laissé des gloses sur le Décret du moine bolonais^, trouvait ici une mine abondante. Comme les autres théologiens de son temps, le De consecratione l'attirait d'autant plus que le titre de