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2. PG. ibici.^ 1004 B, ioo5 A, 1008 R. Nous donnons ici le texte du manuscrit de Reun (fol. 59''^) : « Sic et in humanitate unius sanctae Trinitatis Dei Verbi dicimus omnem et perfectam naturam deitatis in una ipsius persona unitam esse omni humanae naturae et non partem parti. Dicit autem divinus Apostolus... et voluntatem, omni enim humanae naturae dicimus unitam esse omnem deitatis substantiam. Nihil enim eorum quae.,. (fol. 60'') deitatem... Eadem igitur (fol. 60^) natura et in unaquaque personarum consideratur et cum dicamus naturam esse secundum beatos Athanasium et Cyrillumque, deitatem dicimus unitam esse carni. Unde non possumus dicere... »
présente un développement beaucoup plus ample. Pierre Lombard s'esteontenté d'en détacherquelques phrases ; Gandulphe en a fait autant, mais a supprimé tout le dernier passage copié par le Magister. Dans les passages communs, les variantes mettent Gandulphe et Pierre Lombard d'accord contre le texte du traducteur pisan.
Tout cela montre à l'évidence la dépendance étroite qui rattache les citations de Gandulphe à celles du Lombard : ces citations ont traversé la compilation lombardienne pour dériver jusque dans l'œuvre du bolonais. Il est impossible de supposer ici que Pierre Lombard, tout en copiant jusqu'aux abrégés et aux altérations de Gandulphe, ait de plus recouru chaque fois à l'original pour étoffer ses citations et les augmenter du double ou du triple, selon les cas. Outre les indices ^ fournis par l'étude comparée qui précède, les passages suggestifs suivants excluent le recours à une source commune.
Les deux premiers textes cités plus haut sont réunis chez Gandulphe à l'aide d'un mot qu'il faut noter : « idem suppo- 7iit », dit-il 2. Or, cette addition qui devrait venir, d'après le sens du verbe supponit, à la suite du passage précédent, se rencontre en réalité chez leDamascène dans le chapitre antérieur. Le texte : « Non differunt ah inncem », vient du chapitre vi; celui qu'introduit le verbe supponit est pris au chapitre v. Un recueil de fragments, constitué aussitôt après la traduction de Burgundio, aurait plutôt suivi l'ordre des chapitres pour découper dans le De fide or thodox a les textes avantageux. Ouvrons au contraire le volume du Lombard; ce texte du chapitre v vient après un extrait du chapitre vi, copié partiellement par Gandulphe, et un autre du chapitre VII, qu'il omet. Le Magister l'introduit comme suit : (( Idem apertius exprimens personales proprietates in eodem (c.-à-d. libro de Trinitate) ait. » Ainsi s'explique l'emploi du mot supponit par Gandulphe.
1. Nous constatons les mêmes suppressions au début et à la fin ; la substitution de enini à antein^ la suppression de igitur, de id est personaruni, etc.
2. Pierre Lombard, op. cit., I, dist. xxvii, 3 ; t. I, p. 465.
Un autre passage, où intervient Jean Damascène, présente, chez Gandulphe et chez le Lombard, des citations identiques prises aux Sententiae Prosperiy à saint Hiiaire, à saint Augustin. C'est la question : quod sacramentum corporis et sanguinis Christi duobus modis constet atque conficiatur, que l'on trouve traitée par le théologien de Novare ^ au livre III, dist. vi. Ici encore, le Magister a des citations plus nombreuses et plus étendues. Nous nous contentons de transcrire en note le passage du canoniste bolonais 2.
Enfin, la question de l'adoration du Christ 3, qui invoque, elle aussi, un texte de Jean Damascène, suppose chez Gandulphe la connaissance du chapitre similaire de Pierre Lombard^. Gandulphe a le même texte du Damascène; mais il n'en transcrit qu'une partie. Il prend le texte de saint Augustin ; mais il en résume le début en disant : opinionem quorumdam liaeî'eticorum ponens^ et en supprime la fin. Il omet aussi la citation prise à VEnarratio in psalmos et, pour finir, donne en résumé les divers sens du moi adorare