ScHUM, op. cit., p
plus longues — remontent à une époque contemporaine au texte, c'est-à-dire au milieu du xiii® siècle. L'examen de leur contenu confirme pleinement les résultats de l'étude paléographique; l'on y trouve, entre autres, la mention des Décrétales. C'est le même annotateur aussi qui nous parle continuellement des Sententiae de Gandulphe : à partir du IP livre, la mention du maître bolonais commence à se produire et, dès lors, elle ne cesse plus de se rencontrer au cours du texte jusque bien loin dans le IV® livre.
La première se trouve formulée au fol. io5^' (II, Dist. IX, 6) ^, en ces termes : haec est sententia Gandolphi lih.
II, C, 35. D'autres fois, l'annotateur se contente d'un simple renvoi, par exemple : Hugo, Sententiae uhi supra et Gandolphus lib. Il, Sent. C. 89 (fol. 106*^'; II, Dist. x, 2); ou bien : de hoc Gandolphus, Sent. lib. III, C. 96 (fol. 179^;
III, Dist. xv). Ailleurs, c'est une mention discrète de la doctrine de Gandulphe, comme celle-ci : ista çidetur fuisse opinio Gandolphi, Sent. lib. IIII, C. 78 (f. 171"^'; IV, Dist. vi) ; ou l'indication franche d'un emprunt par Pierre Lombard : illud sumitur a Gandolpho, lib. Il, C. 1 et sententia eius est (fol. 106''; II, Dist. x, 2); ou un avis de Gandulphe (fol. 159'' et 123^').
Les citations du IIP livre, une douzaine environ, sont moins abondantes que celles du IP livre; l'on en trouvera beaucoup en notes, dans les Opéra S. Bonaçenturae déjà cités de l'édition de Quaracchi. Le IV^ livre présente encore nombre de renvois à Gandulphe; mais à partir du traité de la pénitence, ils se font rares pour disparaître totalement après les premiers chapitres sur le mariage. Les distinctions finales (xliii — l), sur les fins dernières, ne contiennent plus trace du théologien canoniste (depuis le fol. 286'').
L'auteur a-t-il connu personnellement les Sententiae de Gandulphe? Nous le croyons, mais avant d'élucider ce point, un second manuscrit doit être interrogé, qui présente avec celui d'Amplonius Ratinck quelques traits de ressemblance.