Cronica, MGH. SS. t. VI, p. 53i
4. Bacon qui se plaint amèrement du peu d'encouragement donné par les princes ecclésiastiques ou laïques de son temps aux bonnes entreprises de X^TdiAnciion [Conipendium studii philosophiae, vietviii, et Opéra inedita, Opus tcrtium^ xxv, dans les fier. Brit. Script., t. V, p. 434» 474, ^t 90-91), ne cite jamais le travail de Burgundio en parlant du Damascène ; il semble même l'ignorer, à en juger par un passage de son Opus maius (pars tertia, édit. Bridges, Londres, 1900, t. I, p. 70). C'est à Robert Grossetête, le savant archevêque de Lincoln, qu'il attribue la traduction du docteur de Damas.
5. Pierre Lombard, Liber Sententiarum, I, dist. xix, 9; voir le texte dans l'édition de Quaracchi : ^\ Bonaventurac opéra omnia, 1882, t. I, p. 339; Martène, Feterum scriptoruni et monumcntorum amplissinia volkctio, Paris, 1724, t. I, p. 817-818.
Frédéric P'" Barberonsse ' , ainsi que le pape^^ en accepte la dédicace, et les bons Pisans, émerveillés de tant de savoir, traduisent par des inscriptions fort pompeuses assurément, leur enthousiaste admiration^. Grâce aux loisirs philologiques du juriste octogénaire, le De fide orthodoxa du docteur de Damas, prôné depuis quatre siècles comme le code théologique de l'Église grecque, prenait enfin possession de l'Occident^.
La date de cette traduction du Damascène se fixe, avec une certitude suffisante, vers l'année ii48-ii5o. L'indication sommaire deSavigny"^ etd'Oudin^se trouve confirmée et précisée par les résultats de P. Fournier '. La même date se lit dans les additions à la chronique de Robert du Mont^, plus précieuses en la matière que les données chronologiques fournies par Jean de Brompton^. D'autre part, et sans entrer ici dans la discussion de la date des Sentences, l'œuvre de Pierre Lombard, qui fait usage de Jean Damascène, nous est conservée dans un manuscrit daté qui remonte à 1 158^^. L'hésitation de J. H. Lupton^^, qui regarde
1. Gref;orii Nysseni [Nemesii Emesianl) 7rep\ cpuaso^ç avôpcoTrou, Liber a Burgundione in latinum translatus, édit. Burkhakd, Vienne-Unter- Medlingen, 1891, cap. vu, p. ii-ia.
2. Voir les lettres de'dicatoires place'es en tête des traductions de Jean Chrysostome, dans Martène, op. cit.^ t, I, p. 817 et 828.
3. Savigny a transcrit lui-même ces épitaphes {op. cit., p. 395) • on peut les voir aussi dans Fabricius-Mansi, Bibliothcca latina mediac et infimae aetatis.^ Padoue, 1764, t. I, p. 3o4-3o5.
4. Sur divers problèmes que soulève l'activité' traductrice de Burgundio, nous aurons l'occasion de revenir ailleurs : la présente e'tude est inde'pendante de la solution qu'ils recevront.