Op. cit.^ p
2. Voir BiLz, Die Trinitdtslehre des hl. lohannes von Damashis, dans les Forschungen zur christlichen Literatur- und Dogme/ige.schichte^ Paderborn, 1909, t. IX^ 3, p. 76, 96, etc. C'est par erreur, évidemment, que l'auteur écrit ici Eugène IV au lieu d'Eugène IH.
3. Dist. XIX, 9 (p. 339). Les textes anciens ont tous magnus '^ les éditions, faites sans critique suffisante, ont fréquemment maximus. Des textes du xu*^ siècle que nous avons pu interroger, pas un ne donne maximus. La place même de cette notice par le Lombard en tête de sa deuxième citation montre bien qu'il ne s'agit pas pour lui d'introduire son « autorite' » auprès des lecteurs occidentaux ; sinon il l'aurait placée plus haut (Dist. xix, 3). Elle n'est pas non plus une glose interpolée, pensons-nous; nulle part que nous sachions, elle ne manque. Les exemplaires de Bruges (ms. 184, antérieur à 1187-1194) et de Troyes (ms. 900, de l'année 11 58) les donnent déjà.
miers chapitres du De fide orthodoxa. Or, le De Trinitate qui y est contenu (I, 5-i4) n'a pas fourni une seule citation au Lombard. Il y a plus : la suite du troisième livre de Jean Damascène contient pas mal de chapitres qui devaient solliciter tout au moins la curiosité du Magisteî\ au moment où il traitait les difficiles questions des corollaires de l'union hypostatique, des deux volontés, des opérations des deux natures, de l'action théandrique, etc. Pas une ligne encore une fois de cette partie (III, 9 jusqu'à la fin) n'est entrée, comme citation, dans la compilation du Lombard. Que fautil en conclure?
Que Burgundio a composé sa traduction par fragments ? La chose n'est pas impossible; mais si l'on tient compte de sa manière de travailler ^ , qui lui fait finir en sept mois tout le commentaire de Chrysostomepar saint Matthieu, et entamer déjà celui sur saint Jean, pendant son second voyage de Constantinople, elle semblera fort peu vraisemblable. L'idée d'un recueil d'extraits^, utilisé parle Lombard, s'accommode mal du peu d'écart chronologique ^ entre le travail de Burgundio et la composition des Sentences. Le Magister n'aurait-il lu que les sept chapitres dont il tire ses textes, et négligé les autres de propos délibéré? Peut-être. Ou bien faut-il admettre qu'en dehors de ces chapitres, le reste de la traduction de Burgundio ne lui soit pas passé sous les yeux? Cette dernière explication a pour elle, dans l'état