Voir plus haut, eh, 11, Appendice D, p
et où Anselme de Havelberg recevait Tordre du Pape de mettre par écrit les discussions théologiques tenues jadis avec l'évêque Nicétas de Nicomédie^,
2, — Les autres traductions inédites de Jean Damascène avant 1250^.
Le De fide orthodoxa, V « ''ExSoc.ç o:y.pi6r<ç t^ç h^^o- Sôçou TiÎŒTswç )), du Damascène n'avait fait que tardivement son entrée dans le monde littéraire occidental 3; en revanche, elle exerça l'activité de plusieurs traducteurs avant la fin du moyen âge, si bien qu'à côté du travail slave dû à l'exarque Jean de Bulgarie^, dès les débuts du X® siècle, rOccident peut mettre en ligne jusqu'à quatre traductions différentes, sans compter celle de Lefèvre d'Estaples imprimée en iSSg. La popularité qui s'attacha très vite en Europe à V Histoire de Barlaam et de Joasaph, attribuée à Jean de Damas, n'avait pas fait délaisser le De fide orthodoxa.
L'on a pu voir dans le chapitre précédent ce qui regarde la traduction du juriste de Pise, Burgundio, faite vers l'année ii5o, utilisée par Pierre Lombard, mentionnée par beau-
1. /)««/o^i,Prologue(PL.CLXXXVIII, i iSg-i 140) ;Draeseke, article cité de h Zeitschri/ï/ur Kirchengeschichte, t. XXI, 1900-1901, p. 160i85; FouRNiER, Deux controverses sur les origines du Décret de Gratien. article et recueil cités> p. 257-258.
a. Cette étude a paru dans le Byzantinische Zeilschrift^ Leipzig (Teubner), t. XXV, 1912, fol. 448-457.
3. Avant toute traduction jusqu'ici connue, une des plus anciennes copies du De inslitutione clericorum terminé en 819 (ms. de la Bibliothèque de Vienne, n'^ 1073, du x^ siècle-, voir R. Knoepfler, Rabani Mauri de institutione clericorum libri très, dans les FerôffentUchungen ans dem kirchen-historischen Seminar Mùnchen^ I, 5, 1900, p. xxr et 3), cite le Damascène parmi les autorite's patristiques invoquées par Raban Maur. Faut -il voir là une preuve que l'auteur du De fide orthodoxa était déjà connu en Occident par l'abbé de Fulda au ix^ siècle, ou tout au moins par le scribe du x*? Ou bien, n'est-ce qu'un hasard de transcription, qui aurait substitué Damascenuni à la leçon Damasum fournie par la plupart des manuscrits? Chacune des deux hypothèses est vraisemblable.