Actuellement, n^ 432, fol
3. Voir la Bibliotheca carmelUana de Cosmas deVilliers, Orléans, 1752, t. I, p. 216, et TiKABosGHi, Storia délia Litteratura italiana^ Florence, 1807, t. VI, i, p. i56-i57.
4. A l'époque de W^yclif, Jean Tyssyngton, des Frères Mineurs, met Grossetête au-dessus de tous les doctores modernos. « Cuius comparatio. . . estvelut comparatio solis ad lunam quando eclipsatur » [Fasciculi Zizawto/'M/n, dans les Rer. Brit. Script.^ t. V, p. i35), Roger Bacon enditéquivalemmenl autant dans les passages mentionnés plus bas, p. ^67, n. i.
5. LiGHTFooT, 2'lie Apostolic Fathers, Londres, 1889, Part II, t. II, p. 76-78.
6. Bale, Scrlplorum illustriuni maloris Bntanniae catalogus, Baie, 1557-1559, p. 3o6 et 307.
7. Leland, Commentarii de Scriptoribus Britannicis^ n° cclxix, Oxford, 1709, t. II, p. 285.
8. PiTS, De illustribm Angliae Scriptoribus, Paris, 1619, p. 33o.
9. Tanner, Bibliotheca Britannico-Hibernica, Londres, 1748, p. 347.
dans des termes qui ne semblent pas s'appuyer sur une connaissance personnelle de l'ouvrage; aucun d'eux ne cite clairement ses garants. Mais des témoins mieux placés permettent d'affirmer une réelle contribution de l'évêque de Lincoln à la traduction du De fide orthodoxa. C'est d'abord Roger Bacon^, qui cite à plusieurs reprises Robert Grossetête comme traducteur de Jean Damascène ; il ignore même le travail antérieur de Burgundio.
Un contemporain de Bacon, qui vivait loin de Lincoln, mais qui avait souvent conversé avec un des meilleurs amis de Robert Grossetête, le parmesan Salimbene, apporte une attestation plus précise et plus complète. Parmi les quatre principaux amis du franciscain Hugues de Bariola, ou de Montpellier, il cite l'évêque de Lincoln : « Frater Hugo solitus erat dicere quod HIl"'" habebat amicos quos specialîter diligebat. Quorum primus... ; porro tertius patris Hugonis amicus fuit Robertus Grossetesta Lincolniensis, unus de maioribus clericis de mundo. Hic secundo post Burgundionem iudicem Pisanum transtulit Damascenum et Testamenta patriarcharum XII et multos alios libros. Quartus eius amicus fuit Adam de Marisco ))2. En italien du nord
Malgré les travaux de ces bibliographes et les recherches de Barlow, Wharton et Wood au xvm® siècle, de Luard, Stevenson et Little au xix<5, il reste encore bien des points obscurs dans la bibliographie, comme dans la vie de Grossetête. Le travail de L. Baur, de Tubingue, cité plus loin, a résolu la plupart des problèmes que soulèvent les œuvres philosophiques de l'évêque de Lincoln.
1. Bacon, Opus maius, pars tertia. édit. Bridges, Londres, 1900, t.I, p. 70, et mieux t. III, p. 84; Opus tertium, chap, xxi,ei Compendiuin studii philosophiae, chap.vi etviii, dans les /?<?/•. Brit. Sciipt., t. XV, p. 90-91, 434 et 474. Voici le texte du Conipendiuin studii philosophiae, chap. VII : « Dormit igitur ecclesia quae nihil facit in bac parte, nec aliquid a septuaginta annis fecit, nisi quod Dominus Robertus, episcopus Lincolniensis sanctae memoriae, tradidit Latinis de libris Dionysii et Damasceni et aliquibus aliis doctoribus consecratis » {op. cit.^ p. 474). Le passage de VOpus maius, pars III, u (t. III, p. 84, ou t. I, p. 70 de l'édition Bridges), est moins précis.
2. Cronicafratiis Salimbene, dans les MGH. SS. t. XXXIÏ, p. 233; voir p. a:i6 et 338. Le texte du Damascène cité par Salimbene est celui de Burgundio. Sur les sources de Salimbene et sur la manière dont il se renseignait dans les conversations, Ton peut voir E. Michael, Salimbene und seine Chronik, Innspruck, 1889, et O. Hotder-Egger, Zur
258 LE MOUVEMENT THÉOLOGIQL'E DU XU^ SIÈCLE.
qu'il était, Salimbene ne pouvait pas, comme Bacon, ignorer l'œuvre du juriste de Pise. Par suite, son attestation, puisée vraisemblablement dans ses conversations avec Hugues de Montpellier, qui comptait deux anglais parmi ses intimes, est plus complète que celle de son confrère d'Oxford.
Un autre témoin est tout aussi ferme pour affirmer tout au moins une contribution, peut-être même une traduction complète, du célèbre hellénisant de Lincoln, ou de son groupe 1.
Il nous est fourni par un manuscrit d'Erfurt^, qui faisait partie jadis de la collection d'Amplonius Ratinck et qui contient un bon texte des Sentences de Pierre Lombard, enrichi de nombreuses notes marginales ou interlinéaires. Une bonne partie de celles-ci remontent à la même date que le texte lui-même, c'est-à-dire au milieu du xiii'* siècle et proviennent, semble-t-il, de la même main^. C'est dans ces notes que nous trouvons les brèves indications suivantes :
Aux mots : « Unde loannes Damascenus ait », une glose interlinéaire : G. 52, « secundum Lincolniensem » (fol. 56"^').
Aux mots : item esse, une glose marginale : translatio lincolniensis et communis hahet preesse (fol. 56*").
Aux mots : etenim, une glose marginale : Etenim hypostasim déterminant, hoc est, diffintunt, substantiam cum accidentibus (fol. 56^').
Aux mots : ut ait I. Damascenus, une glose interlinéaire : G. 52. secundum Lincolniensem (fol. ÇiÇi^').
Aux mots : quod enim etc. y une glose marginale : in originali inassumptum ^ non curatum (fol. i64'^').
Quelques autres notes, dans les marges ou dans les interlignes, font remarquer l'écart, entre les citations et le texte original, ou indiquent les numéros des chapitres uti-
Lebensgeschichte des Bruders Salimbene de Adam., dans le Neues Archiv^ t. XXXVII, 191 1, p. 163-218.