Epistola xYi (PL. CXCIII, 662 AC
3. Op. cit., III, 16 (PG. XCIV, 1068); Epistola vm de Gerhoch (PL. CXCIII, 5oi-5o2).
4. Il faut remarquer toutefois que les Sententiae divinitatis (édit. Geyer déjà citée, dans les Beitràge., t. VII, n-iii, p. 65* et i38*), et le Liber Sententiarum de Pierre Lombard (Lib. ITI, Dist. vi, 4) PL. CXCII, 769), parlent des mêmes opinions. Il y a lieu d'ajouter aussi que les diverses traductions ont eu des emprunts mutuels au moins chez les copistes. C'est ainsi qu'un texte utilise' par un commentateur anonyme (ms. de Troyes, 1206) sur lequel nous reviendrons ailleurs, a des variantes de lecture qui rapprochent quelques citations de Pierre Lombard du texte de Reun-Admont*, par exemple, au folio 108^', là où Burgundio écrit : primicias nostre masse, Reun, Admont, Arno et, avec eux cette fois, Pierre Lombard, ont dans leur texte : principium nostre conspersionis [Liber Sententiaram, III, Dist. m). Les « trois substances » dans le Christ interviennent déjà dans le Liber responsionis de Julien de Tolède dont il a été question plus haut, p. 4-
parties confinant davantage à TOrient, il serait difficile de reculer le texte de Reun jusqu'à une époque aussi basse. De plus, les indices que nous a conservés le glossateur d'Erfurt nous empêchent de voir dans ce nouveau texte une copie de celui de Lincoln : les manuscrits de Reun et d'Admont portent anteesse y et paiS pfeesse [Lincoln), propria y et non ydiomata (Lincoln), etc. L'étude détaillée, dont nous avons parlé déjà, enlève du reste tout doute à cet égard l. La traduction est soignée, ordinairement correcte, au moins dans les passages communs avec Pierre Lombard que nous avons examinés ; elle s'efforce d'être intelligente et n'a rien de barbare à la façon de beaucoup de pièces traduites du grec-, où l'on se contentait de rendre l'original mot pour mot. Même Burgundio n'échappe pas à tout reproche sous ce rapport, comme le montre un passage inintelligible dans les divers manuscrits que nous avons sous les yeux ; cette comparaison permettra en même temps de juger de la supériorité du texte de Reun en divers endroits :
BirRGUNDIO AnONYxME
(Lib. III, 5; PG.XCIV, looi C)3. {Reun, fol. 17V; Admont, fol. 63v).
Differentiam autem hypostaseon Differentiam autem personarum
et personarum in solis tribus pro- in solis tribus proprietatibus, in
prietatibus, anetio, i. e. in casuali paternali sine causa, et cum causa
et paternali et eciaci, i. e. creabili in filiali, et cum causa in proces-
et filiali {ou et causali) et causali siva cognoscimus. recognoscimus.
Notre texte va même jusqu'à traduire -/apaxT-rjpiŒTtxà t5iw{j.aTa, non pas par cJuiracteiistica, i. e. designatwa iclioniata comme Burgundio, mais par flgurativa propria'*^.