T. XII, 191 1, p
4. Lib. VII, 78 jusqu'à la fin. Sur celte collection inédite de la Bibliothèque Vaticane, lat. i346, voir Theiner, Disquisitionescriiicae.^ etc., qui donne le titre des chapitres, p. 345, 355. Plus loin nous parlerons du Polycarpus,
surgi, avec de nouvelles situations politico-religieuses, une autre série de recueils canoniques qui, au seul point de vue des matières dogmatiques annexées , doivent nous retenir un instant. C'est un nouvel élément qui pénètre cette fois dans les recueils et dont la théologie ne peut négliger l'apport. L'examen rapide que nous avons pu faire ici du groupe rhénan, nous a fait constater la place réduite faite à la théologie de l'Eglise et de la primauté romaine. Elle s'y trouve affirmée en quelques canons (liv. I, m) ; mais l'auteur est loin d'avoir épuisé tout l'arsenal des anciens textes contenus dans les collections du pseudo-Isidore et ses remaniements, ou dans les archives de la ville des papes. L'effet de sa collection, dans les points qui regardent la suprématie de l'Eglise romaine, est même fort défavorablement jugé par le cardinal Pitra qui l'appelle « désastreux^ ». L'expression ne pèche assurément pas par excès de bienveillance ; plus modérée et plus juste est l'appréciation de P. Fournier, qui, néanmoins, montre parfaitement les côtés faibles de ce recueil et son insuffisance 2.
Au XI® siècle, environ une génération après la mort de Burchard (losS), commence l'œuvre de la réforme à laquelle est attaché le nom de Grégoire VII et qui restera célèbre dans l'histoire par la querelle des Investitures à laquelle elle donna lieu. Pas n'est besoin d'en rappeler ici même les grandes lignes. La lutte du sacerdoce et de l'empire ne se borne pas aux anathèmes réciproques, mais elle s'étend jusqu'aux champs de bataille, comme à l'époque d'Henri IV; la littérature pamphlétaire ne resta pas non plus inactive. C'est ce dont témoignent, outre les chroniques de l'époque, les trois volumes d'écrits polémiques, lettres, traités, satires, etc., publiés dans les Monumenta Historica Germaniae^ sous le titre de Lihelli de Lite Imperatorum et