‹ Le mouvement théologique du XIIe siècleChapitre 171 sur 228 · Panormia^ 111, 76 et suiv. (PL. CLXI, 1147 et suiv · texte numérisé non relu

Panormia^ 111, 76 et suiv. (PL. CLXI, 1147 et suiv

3. Sur les extraits d'Urbain II et d'autres Papes, arrives chez Yves par la Britannica^ voir l'article cite' de la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes^ t. LVIIÏ, 1897, p. 3oS-3o6, et Saltet, op. cit., p. 219.

prend comme inscription : redeuntes ah haereticis sunt reordinandi. Remarquons toutefois l'insistance que met Yves à nous répéter le texte d'Augustin qui place la valeur du sacrement en dehors de la dignité du ministre. Il prélude ainsi à la formule si heureuse, créée par Gandulphe de Bologne : ordinationem esse ambulatoriam^. En divers endroits, en effet, il nous dit les paroles de saint Augustin : per quod ostenditur Spiritum sanctum, datorem gratiarum^ non personam sequi autdigni vel maligni, sed ordinem traditionis . Sa correspondance fait usage du même texte 2.

Quant à la théologie du pape et de l'Église, Yves, comme les autres, subit l'influence des collections italiennes; celle-ci se fait sentir par la Collection en soixante- quatorze titres ou l'un de ses remaniements, plutôt que par Anselme de Lucques^. Le traité De primatu romanae ecclesiae se place au livre IV de la Panormia et au litre VIII de la seconde partie de la Tripartita (extraite elle-même du Decretum)'^', donc, non plus en tête, comme le plaçait l'école grégorienne. En ceci, Yves reste fidèle à l'ordre du Decretum qui, lui-même, contrairement à son habitude, s'était écarté en ce point de la marche suivie par Burchard. Un peu plus tardj Gratien restera fidèle à Yves plutôt qu'aux collections italiennes, au moins dans l'ordonnance de son plan en cette matière; car si l'on s'en tient aux doctrines et à l'influence qu'aura son œuvre sur le développement du pouvoir pontifical, l'on ne peut souscrire à l'appréciation du cardinal Pitra qui écrit : « L'Eglise romaine n'apparaît qu'en passant et comme un accident secondaire de la discipline ^. »

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