Op. cit., p. 35, ,\'i el siiiv
7. Article cité de la Bibliothèque de l'École des Chartes^ t. LVIIl, 1897,
314 LE MOUVEMENT THÉOLOGIQUE DU XIl^ SIÈCLE.
dans son étude sur l'œuvre anonyme intitulée Sentenliae dwlnitatisK
Un regard rapide sur le traité de la confirmation ajoute un nouvel argument à ces résultats. Le chapitre premier du traité VI de la Summa sententiarum a beaucoup de points de contact avec la Panormia d'Yves^: tantôt le canon est cité avec le nom de son auteur vrai ou supposé, tantôt il est d'abord résumé, puis cité ex professa. Une même constatation s'impose pour les Sentenliae dwinitatis dont le chapitre sur la confirmation, tout comme ceux qui suivent ou précèdent, prend beaucoup à la Panormia^. Quelque vingt ou trente ans plus tard, Gandulphe de Bologne, nous l'avons vu plus haut, reste servilement fidèle dans ce même chapitre à son modèle, Gratien. Il en fait autant dans son paragraphe sur la reviviscence des péchés^.
Par contre, il n'est pas sans intérêt de noter que des chapitres où les collections canoniques antérieures n'ofFraient pas ou guère de matériaux classés, les recueils théologiques ne donnent qu'une faible place à la documentation patristique : tel, par exemple, le court traité sur l'extrême-onction de la Summa sententiarum 5, qui cite seulement le texte de saint Jacques (chap. v, i5), popularisé par Bèdc le Vénérable et par la glose; en dehors d'un mot de saint Augustin sur la non-réitérabilité des sacrements, nous n'y trouvons aucune auctoritas. Ce n'est que plus tard que les glossateurs de Gratien développeront davantage ce dossier. Dans son De Sacramentis, Hugues de Saint- Victor n'a pas plus^'; les Sentenliae dis>initatis^ et Gandulphe de Bologne^ ont totale-
p. 65 1, ôv'iG, 66 1 et siiiv. Dans son introduction, Turmel restreint trop l'influence d'Yves sur Abélard [op. cit., p. xxv-xxvi).