I. Epistola V, dans les MGH. Epistolae^ t. V, p
1. In Lucae evangeliiun cxpositio, Epistola responsoria ad Accam; In Marci evangelium expositio, Epistola ad Accam (PL. XCII, 3o5 A et i34 A).
3. Voir les épîtres de'dicatoires dans les MGH. Epistolae, t. V, Epistola Lviii et lix, p. 5 16.
4. Praefalio expositionis in epistolas... (PL. CIV, 835 C, 841, 927 A, etc. -, voir aussi PL. CV, 629 A).
5. Voir l'étude deVERNET sur ces chaînes, dans \eDict. Théol. cathol.^ t. m, p. 12-18, et celle de Heinrici dans la Rcalencjclopàdie, t. III. p. 766.
6. Haymon l'avoue en toutes lettres et cite ses sources (PL. CXVm, 875-968), contrairement à Paschase (PL. CXX, 1387-1490; voir Manitius, op. cit., p. 409), et à Alcuin; celui-ci emprunte beaucoup à saint Augustin, comme Ta montre Frohenius (PL. CI, 614- 638), et peut-être à Cassien.
28 LE MOUVEMENT ÏHÉOLOGIQUE DU XIl^ SIÈCLE.
plutôt dialectiques^, sur les Universaux — car c'est sous cet angle dialectique qu'est entamée la question dont on a si longtemps grossi l'importance jusqu'à en fairetoute la philosophie du moyen âge, — doivent le jour aux anciens résumés destinés auxécoles^ et, comme si la curiosité de nos pères avait besoin du stimulant de l'interrogation pour se décidera se mettre en branle, le point de départ de la controverse se rattache intimement aux questions posées jadis par Boèce : ce texte qui traversa les siècles provoqua une foule de tentatives de réponse-^. Des deux grands courants, entre lesquels se partagent les solutions, le même Boèce alimentera le premier; Martianus Capella, un des plus grands vulgarisateurs du programme des sept arts, livrera jusqu'au texte qui constituera le second^, sans qu'aucune des réponses, avec les multiples nuances qui se feront jour dans la suite, ne sorte en somme du cercle déjà parcouru par la pensée grecque antique^.
Avec la dialectique, nous sommes revenus sur le terrain des écoles carolingiennes, après avoir passé en revue les principales caractéristiques que présente l'élaboration théologique de l'époque. Il nous faut suivre maintenant le développement de ces tendances pendant un ou deux siècles : le mouvement dialectique d'une part, le mouvement patristique de l'autre, vont aller se fortifiant silencieusement dans l'obscure gymnastique scolaire et le va-et-vient quotidien
1. Des deux autres parties de la philosophie, l'éthique et la physique, l'on trouve fre'quemment la mention (p. ex. dans la longue lettre d'Èrmenric d'Ellw^angen (MGH. Epistolae, t. V, p. ^^i-^^i\ extraits d'AIcuin, Dialogus de rhetorica et virtutibas, PL. CI, 947-950), mais guère de traités, comme le faisait déjà remarquer Tennemann [Geschic/itc cter Philosophie, Leipzig, 1810, t. VIII, i, p. 47, "• i).
2. Voir, pour le détail, les auteurs cités plus loin dans l'aperçu bibliographique.
3. In Porphyriinn commentaria, lib. i (PL. LXIV, 82-86, etc.)-, Cousin, à la suite de Tennemann {pp. cit., ihid., p. i65, n. i5, etc.), a montré la féconde postérité littéraire de ce texte de Porphyre, commenté par Boèce [Ouvrages inédits d'Abélard, Introduction, Paris,
l836, p. LVI-LXIV).
4. De nuptiis Philologiae et Mercurii, lib. IV, n. 344 (édit. citée, Leipzig, 1866, p. io3).
5. C'est la remarque, fort juste du reste, de Lœwe [op. cit., p. 3i), et d'Ueberweg [op. cit., p. 173); mais cela ne veut pas dire que toutes les solutions énoncées aient été consciemment copiées sur un modèle.
du ministère épiscopal et paroissial. La stérilité théologique de cette nouvelle phase permettra d'être fort bref.