‹ Le mouvement théologique du XIIe siècleChapitre 180 sur 228 · Voir l'article déjà cité d'A. Deuh,, S. J · texte numérisé non relu

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THÉOLOGIE ET DROIT CANON AU Xl« ET AU XII« SIÈCLE. 317

xii° siècle, même les plus importantes, puisent dans les recueils canoniques un grand nombre des textes qu'elles utilisent. De ce point de vue, il est légitime de leur appliquer le mot rappelé plus haut, que Sarti disait du Z)éc/e^ de Gratien et des Sentences : « ce sont deux œufs sortis du môme nid^ ». Les commentateurs critiques déjà menlionnés plus haut, et qui ont laissé la trace de leur œuvre dans les notes marginales des manuscrits de Pierre Lombard, ont eu, du reste, la même idée. S'ils ne se décident pas toujours pour la priorité de l'un des deux auteurs, ils n'ont garde cependant d'omettre dans la marge l'indication des canons du Décret, ceux de la troisième partie surtout, le Z)e consecratione, qui ont fourni les textes. Vers la fin du siècle, les rôles seront quelque peu renversés, le droit canon se trouvant davantage tributaire des théologiens. Mais auparavant, un autre chapitre se présente dans l'histoire des rapports entre les deux sciences : celui de l'harmonisation des textes puisés dans ces dossiers patristiques.

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