II. Prologue, édition citée, p
12. Sic et non^ dont il sera question dans un instant, p. 33i-335.
i3. « Ubi diversae sententiae proferuntur, potior numerus vincat auctorum, vel si numerus aequalis sit, eius partis praecedat auctoritas in qua excellentis in^enii vir Papinianus emineat, qui ut singulos vincit, ita cedit duobus » [Cad. Theodos.^ I, 4, 3 ; nov, 426; édit. MoMMSEN et Meyeh, I, pars 11, p. 34) ; voir aussi Girard, Manuel élémentaire de droit romain, Paris, 191 1, p. 73.
14. Savigny, op. cit., t. II, p. 68, 242, etc.; Conrat, Geschichte der Quellen des romischen Redits im frïiheren Mittclaltcr^ Leipzig, 1891, t. I, p. i3-i4, et 32, etc.
328 LE MOUVEMENT THÉOLOGIQUE DU Xll*^ SIÈCLE.
dans sa défense des canons apostoliques et des décrétales du faux Isidore contre les centuriateurs de Magdebourg. Le savant canoniste de Gratz en Styrie, Thaner, a pu découvrir des accointances entre le traité de Bernold de Constance qu'il éditait et les fragments conservés par Torrès ^. Depuis lors, de nouvelles sources manuscrites ont mis plus nettement les chercheurs sur la voie, et M. Saltet^ a cru retrouver à la fin du traité de Bernold : De excommunicandis i>itandis^ les principales règles promises par Hincmar pour l'harmonisation des canons^. TiCS voici brièvement :
La connaissance du contexte complet et non de l'extrait seul [non solum autem exceptiones canonicarum institutionum sed et intégras earum descriptiones).
La comparaison avec d'autres de'crets {diversorwn statutorum collatio quia iinum sepe aliud élucidât).
Les circonstances de temps, de lieu, de personne (con^iWcm^io quoque locorum, tempo rum et personarum).
Les causes originelles de ces canons [huiusmodi statutorum originales causas)^ la différence entre les canons portés d'une manière absolue et ceux qui constituent une dispense, car les pontifes romains ont ce droit de dispenser [quid sancti patres dispensatorie quasi ad tempus servandum instituerint, quid etiam generaliter onini tempore)'*.
En esprit judicieux qu'il était, Hincmar de Reims, s'il est vraiment l'auteur de ces remarques, a esquissé ici de fort sages principes. Après lui, les compilations canoniques se contentent plutôt d'affirmer le fait des contradictions apparentes entre les canons, que de s'évertuer à les faire disparaître. L'on connaît, d'ailleurs, la méthode de Burchard de Worms : il prenait de singulières libertés avec ses textes pour les adapter à la situation réelle de l'Eglise germanique. Parmi les collections grégoriennes, celle de Deusdedit se contente d'une indication générale : un examen judicieux montrera qu'il n'y a pas discordance : discretione adhibita facile patehit quod neque sibi... adçersentur. S'il y a di-