‹ Le mouvement théologique du XIIe siècleChapitre 190 sur 228 · Mai, op. cit., t. VI, pars m, p, i · texte numérisé non relu

Mai, op. cit., t. VI, pars m, p, i

3. Voir la préface de V Anselmo dedicata dans Mai, op. cit., p. iv; «elle du Polyca/pus, dans Hueffer, op. cit., p. 75-76, ou dans Balle- RiNi, op. cit. (PL. LVI, 347).

{. De prudenti dispensatione ecclesiasticarum sanctionam, chap. xiii

(PL. CXLVIII. 1267-1268); voir Grabmann, op. cit., t. I, p. 236-238.

5 . F^o URNIER , art. cite, de la Bibliothèque de l'École des Chartes , l . LVIII ,

terprélation des canons, en cas de discordance, doit être commandée par un double principe, qu'Yves, en juriste qu'il était, empruntait sans doute au droit romain, celui de la rigueur et celui de la miséricorde, le droit strict et l'équité :

Hoc attendens^ diligens lector intelligeL unam faciem esse elocjuiorum sacrormn, cum distincte considerabit quid sit admonitio, quid sit praeceptiim, quid prohibition quid remissio, et haec nec se invicemimpugnare, nec a seipsis distare^ sed omnibus sanitatis remediuni pro sua moderatione dispensare • .

Puis, il examine, avec preuves ou exemples a l'appui, le rôle de Vadmonitio [ihicl., 49 A), de Vindulgentia (49 B), de Isi praeceptio etprohibitio (5o A), et enfin delà dispensatio (5 1 A et suiv.), qui n'a sa légitimité que dans les cas des prohibitiones et des praeceptiones qui ne sont pas immobiles. C'est là qu'il développe toute sa théorie de la dispense, qui fait époque dans le droit canon 2. Il termine par ces mots, où se lit la bonté de ce caractère si élevé, joint à un aussi judicieux esprit :

Quod tamen iani monuimus (voir 49 D : huius aedificationis magistra est chantas), iterum moneinus ut si quis quod legerit de sanctionihus sive dispensatio nibus ecclesiasticis, ad charitatem. quae est plenitudo legis, référât, non errabit, non peccabit', et quando aliqua probabili ratione a summo rigore declinabit , charitas excusabit, si tamen nihil contra Evangelium, nihil contra Apostolos usurpaverit (58 D).

Une comparaison avec le passage d'Hincmar-Bernold^, sur la dispensatio — il y ^ quelques textes communs : un d'Innocent, beaucoup plus long dans Yves, et un de Léon — montrera combien Yves avait médité ce principe et accumulé, pour l'appuyer, les exemples de l'Ecriture et des

1897, p. 3i4- Un examen de'taillé de la préface a été donné par le même auteur dans la Revue des questions historiques, t. LXIII, 1898, p. Sa et suiv. ; les idées du prologue sont mises en parallèle avec les passages similaires de la correspondance d'Yves.

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