Ibid. II, pars ix, cap. 1-9 (PL. ibid,, 471-47G
salus et: eis aiigetur in quantum devotio e.vercetu7\ et il en donne une liste fournie, encore qu'incomplète à ses yeux, en les divisant en trois classes : objets, actes, paroles, selon qu'ils consistent in rébus, in factis, in dictisK L'énumération qu'il en donne en cet endroit (eau bénite, etc., signe de la croix, etc., psaumes, chants sacrés, etc.), correspond parfaitement à ce qu'il dit du troisième but qui a présidé à leur institution : propter exercitationem^.
Il est aisé de retrouver une partie de ces groupements dans la « quadriformis séries « du canoniste Rufin. La première catégorie est la même chez l'un et l'autre : ce sont les sacramenta salutarîa, quitus salus acquiritur (Rufin), sacramenta ad salutem, in quitus salus principaliter constat et percipitur (Hugues).
La troisième catégorie de Hugues correspond non moins parfaitement à la quatrième de Rufin : ce sont les sacramenta ad praeparationem (Hugues), praeparatoria (Rufin). De part et d'autre aussi, nous avons les mêmes exemples : ordination des clercs à ses divers degrés, dédicace des églises, consécration des objets liturgiques, etc.
La seconde catégorie de Hugues, celle des sacramenta ad exercitationem, sans constituer une place aussi nette chez Rufin, n'est pas étrangère pourtant aux sacramenta ministrato?'ia du canoniste; ce que dit Hugues des offices sacrés, des psaumes, etc., à propos du but de l'institution des sacrements, ad exercitationem^, et des sacrements qui consistent dans des paroles*, est en connexion avec les missae, laudes et cetera diurna vel nocturna officia clericorum de Rufin. Remarquons aussi que quelques-uns des termes qui introduisent cette série chez les canonistes : ministratoria, officia, exercitationis, exercentur, ont leur correspondant chez Hugues; mais tandis que celui-ci emploie ce mot : administrationis sacramenta'^ ^ comme synonyme des sacramenta praeparationis, l'expression a pris, chez Rufin et ses copistes, un tout autre sens [ministratoria sacramenta). Il en va à peu près de même avec le mot officium : secunda ad officium (Hugues) qui désigne les praeparatoria; officia diurna vel nocturna (Rufin).
A ces sources, s'ajoutent les quelques lignes consacrées par Hugues à la division des sacrements de l'ancienne loi^. L'on y
1. Ibid. II, pars ix, cap, i (PL. ibid., z^.'ji) ; voir le cliap. 8 et 9 (PL. ibid., 475 A C).
2. Ibid. I, pars ix, cap. 3 (PL. ibid., 3.20-322). Nous verrons ailleurs comment ce triple but d'exercice, d'enseignement, d'humilité, a été maintenu chez Pierre Lombard et ses successeurs, sans qu'ils aient conservé les listes de Hug-ues.