Synodlca^ xii et xiii (PL. CXXXVI
3. Voir Sack-ur, op. cit.^ t. I et II, passim^ et Hauck, op. cit.. t. III, p. 342 et suiv., p. 441 et suiv.
4. Voir Mabillon et d'Acheky, Acta Sanctoruni O. S. B., Saec. v, praefatio^ n. m, 29 et suiv., p. xx et suiv., Paris^ i685; Histoire litté" raire^ t. VI, p. 9-10 ; le mot de « stercorianisme » sera créé un peu plus tard; voir Schrôdl, dans le Kirchenlexikon^ t. XI, p. 782-783 et Zôckler-Hauck, dans la. Healencyklopàdie^ t. XIV, p. 9-10; Ampère, op. cit.., t. m, p. 278.
5. Decorpore et sanguine Doniini (PL. CXXXIX, 179-188); voir Heur- TEVENT, Durand de Troarn et les origines de Vhe're'sie bêren g arienne, Paris, 1912, p. 198-199 et appendice, p. 266-268, note; Morin, Les Dicta d'Hériger sur l'Eucharistie, dans la Revue Bénédictine^ t. XXV, 1908, p. i-t8; BuBNov, Gerùerti... opéra mathematicay Berlin, 1899, p. 2o5, n, I.
6. C'est pour cela que Mahillon se contente d'éditer la préface et la table des chapitres {Muséum italicum, Paris, 1724? t- I, P- 89); Muratori publie tout ce qui n'est pas pure copie [Jnccdota, Padoue, I7i3, t. III, p. 238 et suiv.); le texte se trouve reproduit dans Migne, Liber de corpore et sanguine Christi (PL. CXXXVil, 371-406).
validité des sacremenls, trop vite oubliées ensuite ^ La Germanie ne produit presque rien, encore qu'on veuille reconnaître l'esprit relii^ieux germain dans les rares ouvrages éclos le long du Danube et du Haut-Rhin. A côté de quelques commentaires bibliques d'une originalité discutable, il faut citer les écrits d'une frappe exceptionnellement personnelle, mais de sujet rarement dogmatique, dus à cet énigmatique repentant, incorrigible pessimiste, censeur mordant et fatalement antipathique malgré ses qualités, qui s'appelle Rathier de Vérone; son humeur combative et ses goûts bizarres s'accusent jusque dans les litres extravagants qu'il donne à ses livres 2.
Si on laisse de côté l'histoire avec Flodoard, Richer, Raoul Glaber, Liudprand de Crémone, etc., l'hagiographie et les parties de la théologie d'ordre immédiatement pratique où brille Atton de VerceiP, l'on a vite fait de parcourir la liste des écrivains et des œuvres. La conclusion qui se dégage des quelques pages du IS omenclator litterarius de Hurter ^ consacrées à ces siècles n'est pas démentie par l'examen des originaux : la qualité ne supplée pas à la quantité. Les travaux de la codification canonique, qui donnent à la théologie une part souvent importante, appelleront tantôt l'attention.
En résumé, c'est un peu partout, comme dit Hauck, le règne des maîtres d'écoles : les esprits s'assouplissent dans les exercices de la grammaire, de la dialectique ou du calcul, quand ils ne cultivent pas, comme l'abbesse de Gandersheim,
1. De ordinationibus a Formoso papa factisy Infensor et Defensor, etc. (PL. CXXIX, io54 6t suiv,); In defensioncm sacrac ordinalionis, etc., dans E. Dûwmler, Auxilius luid Vidgarius , Quellen zur Geschichte des Papsthums, Leipzig, 1866, p. 69, 107, etc.* voir Saltet, Les Rc'ordinations, Paris, 1907, p. i56 et suiv., p. 171.
2. Cette remarque est d'Ampère, op. cit.^ t. III, p. 292; lettres, sermons, décrets synodaux, opuscules divers, réflexions, etc., dans PL. CXXXVI, 9-768; sur les principaux traits de sa personnalité, voir sa propre description [Epistolau, v et vi; Invectiva; Conieclura qualitatis, II, V, xn -, Praeloquia^ VI^ 9.6 •, Dialogus confessionalis, xxxi ; Exhortatio et preces (PL. CXXXVI, 648 B, 667 A, 666B C, 4^1, 523 A, 5^4, 528, 537 B, 342, 424 A, 447-448, etc.).