‹ Le mouvement théologique du XIIe siècleChapitre 31 sur 228 · Concordia canonum (PL. LXXXVIÏl · texte numérisé non relu

Concordia canonum (PL. LXXXVIÏl

3. Breviatio canonum (PL. LXVIÏI, 949-962) ; voir dans Maassen, op. cit., p. 798 et suiv., les collections qui adoptent l'ordre systématique des matières.

4. Maassen, op. cit., t. I, p. 813-820; PL. LXXXIV, 24 et suiv.

5. Voir P. FouRNiEK, i)e l'influence île la collection canonique irlandaise sur la formation des collections canoniques, dans la Nouvelle revue historique de droit français et étranger.^ t. XXIII, 1899, p. 27 et suiv.

Isidoriennes au milieu du ix^ siècle *, donnent pour une des dernières lois la préférence à l'ordonnance historique, en se basant pour une partie de leurs faux sur le Liber Pontiflcalis. Dès lors, la classification méthodique devient prépondérante, sinon exclusive, dans chaque nouvelle collection. La floraison canonique, activée par les idées de réforme, les besoins de l'administration diocésaine, les avantages d'un manuel qui contient tout ce qu'il faut au pasteur pour instruire et gouverner, — tel VEnchiridion de Réginon de Prûm (990) ^, ou la collection en dix livres, au XII® siècle, ou celle du Vatican en cinq livres^, — prendra bientôt une telle intensité qu'elle pourra étaler en ligne plus de cinquante collections différentes depuis les Fausses Décrétales iusqu2iu Décret de Gratien *.

Dans une partie de ces recueils, comme dans celui de Burchard de Worms ^, le principal représentant du groupe rhénan, et dans les nombreux remaniements qui en dérivent, se rencontrent des parties notables, plus ou moins systématisées, sur des matières théologiques : telles, la prédestination, l'eschatologie, le baptême, la pénitence, les cérémonies sacrées, etc. Ce mélange de théologie et de législation devait être la caractéristique de la plupart des œuvres jusque vers le milieu du xii® siècle.

La querelle des Investitures ne fait que stimuler l'élan ; elle fait entrer dans la littérature canonique, notamment

1 . Éditées par HmscHius {Decretales pseudo-Isidorianae et Capitula Angilramni. Leipzig, i863). Sur leur origine, leurs matériaux, etc., voir P. FouRNiER, Etudes sur les Fausses Décie'tales^ dans la Revue d'Histoire ecclésiastique^ t. VII, 1906, p, 33, 3oi, 543, 761 et suiv.

2. Libri duo de synodalibus causis et disciplinis ecclesiasticis (PL, CXXXII, 175); nouvelle édition par Wasschekschleben, Reginonis libri duo..., Leipzig, 1840; voir préface, p. i-3.

3. "Voir les préfaces dans Theiner, op. cit.., p, 166, n. 8 et p. 181 (ms. de la Bibliothèque Impériale de Vienne, can. 91) et p. 272 (ms. du Vatican, lat. i339).

4. Tardif, op. cit., p. 160, parle d'au moins trente-sept collections; c'est le chiffre fourni par Walter qui en donne l'énumération [Leltrhuch des Kirchenrechts, 13*^ édit., Bonn, 1871, n° xoo). Les nombreux travaux des vingt dernières années, surtout ceux de Paul Fournier, ont largement augmenté cette liste; ils sont cités plus loin, chap. v,

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