‹ Le mouvement théologique du XIIe siècleChapitre 65 sur 228 · PL. CLXXVI · texte numérisé non relu

PL. CLXXVI

3. Par exemple, De hierarchia cœlesti^ lib. I, i (PL. CLXXV, 926- 927); De archa mystica, cap. v (PL. CLXXVI, 688-686); Praenotatiuncidae, cap. xvii (PL. CLXXV, 24 A); De sacramentis legis natiiralis et scriptae (PL. CLXXVI, 32 AB) ; De Sacramentis^ prologus, cap. III ; lib. I, pars I, cap. 28 et 29; lib. II, pars I, cap. i, etc. (PL. CLXXVI, 184 B; 204-206; 371 C, etc.).

4. Outre l'indice tiré du De anima Christi, auquel renvoie Hugues {De Sacramentis, \\h. II, pars II, cap. 6; PL. CLXXVI, 833), et qui n'est qu'une réponse à une lettre de Gautier de Mortagne, en II 33 au plus tôt (PL. CLXXXVI, io52 ; voir Robert, op. cit., p. 2i3, n. i), l'on peut trouver, dans les parties de la fin du traité, la preuve que Hugues n'a pu leur donner la dernière raain ; ce sont, ou bien une consultation particulière (sur le vœu, pars XII; PL. ibid., 019), ou toute une suite d'extraits prisa saint Augustin (pars XVII et XVUt;

consacre un mode de concevoir auquel Hugues fut fidèle au cours de toutes ses productions. Dans le détail, le plan n'est pas toujours aussi satisfaisant que le font espérer les grandes lignes. Très sobre en preuves patristiques, bien que tout imprégné d'Augustin et de la plus saine tradition, l'auteur en appelle avant tout aux arguments de la Bible ; il les entremêle de considérations souvent remarquablement fermes, qui nous décèlent un esprit puissant et rappellent, par le développement littéraire de la pensée, la méthode large d'Anselme. Cette rareté des citations — à part la fin et un chapitre sur la Trinité, on pourrait dire, cette absence complète — est caractéristique chez un auteur qui recommande la lecture des Pères, notamment de saint Grégoire^ : mais Hugues va au delà des mots, il s'assimile les idées des écrivains ecclésiastiques ; les Sententiaires, trop souvent, se contentent de leurs expressions. Aucune rigueur, ni sécheresse, dans l'exposé : thèses, démonstrations, difficultés et réponses se suivent ou s'entremêlent. Tout cela est fort éloigné de la méthode dialecticienne de l'école d'Abélard-; les travaux récemment parus nous dispensent de rien ajouter. La théodicée, la christologie, les sacrements, sont les parties les plus développées ; ce qui du reste s'explique à ce moment de l'histoire dogmatique.

Le succès du De Sacramentis fut digne de son mérite ; l'œuvre nous est conservée dans de multiples manuscrits qui lui font traverser le moyen âge avec gloire ; elle fait abondamment passer ses idées dans le manuel classique du Lombard,

iBiD., 597, 609 et suiv.) ; cela donnerait peut-être aussi une idée de sa manière de travailler. Le chapitre iv du livre II de la V^ partie (PL. IBID., 376-391) sur la distinction des personnes, fait contraste avec le reste de l'œuvre, par l'abondance voulue des citations patristiques. Voir pour quelques sources, l'article cile' de la Revue d'Histoire ecclésiastique, t. X, 1909, p. 721 et suiv., et plus loin, chap. v, p. 3i5.

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