‹ Le mouvement théologique du XIIe siècleChapitre 69 sur 228 · Becker, op. cit.^ xcv, 144» P · texte numérisé non relu

Becker, op. cit.^ xcv, 144» P

4. Arno parle des Sententiae Novi Testamentl qu'il attribue à Hugues; le passage qu'il cite se trouve dans la Summa sententiarum^ I, 18 (PL. CLXXVI, 76 CD); voir Jpologeticus contra Folmarum^ édit. Wei- CHERT, Leipzig, 1888, p. 97-98.

5. Nous aurons l'occasion de revenir ailleurs sur cette question avec les dévelo(>pements que comporte son importance et que demande le me'rite d'historiens comme Grabmann et Hofmeister [Neues Archivy article cité, p. 649, n. 2), qui soutiennent un autre avis que le nôtre.

6. « Volumen in quo continetur Liber Sententiarum magistri Hugonis sancti Yictoris de Sacramentis » (L. Deiisle, Inventaire des manuscrits de la Bibliothèque Nationale^ Fonds de Cluni, Paris, 1884, p. 36i, o. 385 et p. 337).

LES (( SENTENTIAE » DE PIERRE LOMBARD. i2\

courant victorin et du courant abélardien à cette époque. En raison même de l'usage fréquent qui fut fait de l'ouvrage, c'est le principal caractère qu'il faut relever ici pour l'histoire de la codification théologique. Cette utilisation continuelle, même avant Pierre Lombard, par Roland Bandinelli ^, par les Sententiae diçinitatis^y par la Siimma de cS'flc/'^me/i^/s probablement aussi^, par Othon de Freising^ et d'autres ^, le grand nombre des manuscrits du xii* siècle qui nous ont conservé son texte, les résumés que nous fournit déjà le xii*" siècle, comme celui de Cambron en Hainaut^, les multiples références qui renvoient à cette œuvre en marge des manuscrits du Lombard 7, en même temps que sa présence si fréquente dans les bibliothèques des monastères cisterciens, nous disent assez l'immense influence exercée par ce court traité sur la pensée théologique, et la haute estime dans laquelle étaient unanimes à le tenir aussi bien les enfants de saint Bernard, d'abord étrangers aux écoles, que les plus célèbres docteurs des grands centres académiques.

Fidèle aux usages de son temps, Pierre Lombard ne se fit pas faute d'utiliser beaucoup la Summa, au point qu'un auteur récent a cru pouvoir un moment s'autoriser de ces emprunts pour lui attribuer la paternité de l'œuvre^; nous le verrons dans un instant. Mais après le centre pari-

suiv., et les notes au bas

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