Voir l'appendice B, p
2. Lib. I, Dist. V, 10 VII 4; xiii, 3; xix, 14 ; xxxii^ 9; XXXV, 3; XLv, i; Lib. II, Dist. xxvii, 1 1 ; Dist. xxxv, 3; Lib. III, Dist. VI, i3; Lib. IV, Dist. xxii, 2; xlv, 4 (PL. CXCII, 538, 54i, 555, 577, 610, 618, 641, 717, 735, 775, 898, 949. Une partie de ces passages a été indiquée par Seeberg (article cite', p. 634) ou par Gkab- MANN {op. cit.^p. 374, n. 4).
des textes des Pères. C'est ainsi que les traités des trois premiers livres, surtout sur la nature et les attributs divins, la Trinité, la grâce, la christologie, nous font assister à beaucoup de discussions; ailleurs, la citation patristique règne quasi exclusivement, comme dans le traité des sacrements ou dans celui des fins dernières. Certaines parties, comme reucharislie(lib. IV, dist. xi) par exemple, ont des chapitres fortement nuancés de dialectique. D'autres, comme la pénitence ou le mariage, sont surtout composés de témoignages patristiques, à^ auctoritates ^ comme on disait alors. Mais continuellement se montre le souci de s'en tenir fidèlement aux données traditionnelles^.
Cette conciliation des autorités, qui se posait toujours comme le principal problème sur le terrain de la théologie positive, ne se fait pas chaque fois chez Pierre Lombard d'une manière bien satisfaisante. Sans doute, il recourt aux règles posées par Abélard, à celle surtout qui distingue les divers sens d'un même mot 2, Mais ailleurs, il se contente de juxtaposer les textes, ou tache de concilier les affirmations discordantes, par ce qu'on a appelé une interprétation bénigne 3. L'effort pourtant devait être prisé dans cet universel désir des esprits qui se manifestait, nous l'avons vu et nous le verrons encore plus loin, sur tous les domaines des sciences religieuses. Partout l'on trouve l'expression du même besoin et du même désir, parfois sous la forme d'aveux presque naïfs dans leur sincérité. Hugues de Reading, qui ne cite guère d'autorités patristiques, fait entrer une fois en scène saint Jérôme, et c'est dans un cas d'harmonisation'^. Une œuvre scolaire qui voyage jusqu'à Sidon, en Palestine, avoue la fatigue du professeur s'évertuant à montrer devant
1. Prologue. Lib. I, Dist. ix, 9 ; Lib. III, Dist. v, 3 et ix, 2 (PL. CXCII, 521-522, 547, 766 et 776-777).
2. Lib. I, Dist. IV, 2 ; X, 4; ^^^ïj 6 et 7 ; Lib. IL Dist. xiii, 4; L<il>. III, Dist. XV, 7, etc. (iBiD., 534, 55o, 556, 678, 788-789, etc.).