‹ Le mouvement théologique du XIIe siècleChapitre 86 sur 228 · Epistola Dccxuii ; Jaffk, 11809 (PL. CC · texte numérisé non relu

Epistola Dccxuii ; Jaffk, 11809 (PL. CC

6. Epistola Dccxr.iv; Jaffé, 11806; Mansi, t. XXI, 119 (PL. ibid., 685 BC).

chevêque de Reims, il condamne la proposition : « quod Christus secimdum quod homo non sit aliquidyt^ elle texte de sa défense entra dans la collection des Décrétales^. C'était une rupture complète avec le nihilisme christologique d'Abélard, dont lui-même, pendant son enseignement à Bologne, trente ans plus tôt, avait ressenti l'influence^.

Un des Magistri qui avaient puissamment contribué à ce résultat est Jean de Cornouailles, dont la carrière n'est guère connue, mais dont il nous reste une pièce importante pour le débat. C'est le fameux Eulogium ad Alexandrum III Papam^ quod Christus sit aliquis homo^, qui insiste auprès du Pape pour faire condamner la formule incriminée. Ce qui la rend précieuse à nos yeux, outre les nombreux détails qu'elle contient sur les maîtres contemporains, et ce qui la fait singulièrement contraster avec \ Apologia de Verho Incarnaio'*^ c'est l'espèce de commentaire théologico-historique qu'elle donne des distinctions vi et vu du livre III des Sentences. L'auteur y passe en revue les trois opinions exposées par Pierre Lombard sur l'union des deux natures "• et ajoute aux arguments des Pères les avis des docteurs orthodoxes contemporains, et cela, dit-il, «afin de donner comme préludes aux gros bataillons des saints docteurs, la cavalerie légère des maîtres actuels *J ». La thèse qu'il soutient

I. Epistola 1278; Jaffé, 1-2785; Mansi, t. XXI, 1681; Corpus Iiiris Canonicif Décret. Greg.Y , 7» 7 5 Denzinger-Bannwakt, ëdit. 11, n.SgS. La date de 11 79, pour la condamnation faite en 1177, est donne'e sans preuve à l'appui par Roger de Wendover [Flores historiarum, a. 1179; Rer. Brit. Script., t. LXXXIV, i,p. 126), que transcrit ensuite Matthieu VdiYÏs{Historia Anglorum, a. 1179; même collection, t. XLIV, i, p.4i4).

1. Die Sentenzen Holands^ édit. cite'e, p. 177 : « praesertim cum secundum quod homo non sit persona et, ut verius loquamur, nec raenciamur, nec aliquid ». Sur le sens de cette proposition, qui ne niait nullement la réalite' de la nature humaine, chez Abélard, Roland, Pierre Lombard, voir la note substantiellede Gietl (o/j. cit.^ p. 175-177), et PoRTALiÉ [Dici. Théol. cath. : Abélard et Adoptianisme au XI I" siècle, Nihilisme^ t. I, p. 5o et 4i3-4i8).

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