‹ Le mouvement théologique du XIIe siècleChapitre 87 sur 228 · PL. 0x · texte numérisé non relu

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6. « Ut fortissimis sanctorum cuneis etiam doctorum huius temporis

est établie avec soin à l'aide des « firmissima sanctorum le" stimoniaet rationes jldeiconsentaneae », comme il l'annonce lui-même^. Mais pour le reste, il ne manifeste aucune opposition à Pierre Lombard; il ne combat que cette doctrine, ou plutôt cette opinion du Maître, car Pierre Lombard, nous dit-il, ne la présentait pas comme définitive 2; et luimême en avait longtemps été infecté, au point de n'avoir été guéri de son erreur qu'avec peine par Maurice de Sully et Robert de Melun^. La méthode qu'il applique est celle même du Lombard et la réserve qu'il professe pour accueillir la terminologie des logiciens dans la dogmatique^ n'est pas en contradiction avec ce qui a été dit plus haut de la modération du Magister. La dissertation eut son effet auprès d'Alexandre III ; car, contrairement à ce qui est dit de divers côtés, la pièce porte sa date, nous semble-t-il : la préface dit clairement qu'il faut la placer à un moment où la lettre du Pape à Guillaume, « alors archevêque de Sens, actuellement archevêque de Reims », ne promulgue pas d'anathème contre les adversaires; c'est donc de la lettre de II 170 qu'il s'agit, laquelle suit de sept ans le concile de Sens [multo postmodwn temporis sustentationis elapso); en ii;75, Guillaume aux Blanches-Mains passe au siège de Reims, et Jean de Cornouailles déclare au Pape qu'il est temps de recourir au grand moyen de la condamnation : le décret de 1177 n'avait donc pas paru. Conséquemment c'est entre ii^S et 11 77 qu'il faut placer cet écrit, et non plus entre 1 176 et 1181^.

A cette polémique des écoles françaises pour ou contre le « nihilisme christologique » de Pierre Lombard, se rat-

levior armatura praeludatur » [Eidogium^ chap. m ; PL. CXCIX, io53 B).

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