‹ Le Mouvements symbolisteChapitre 10 sur 26 · I. Les Déliquescences d'Adoré Floupette. Vanier, i · texte numérisé non relu

I. Les Déliquescences d'Adoré Floupette. Vanier, i

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iieinent faillit à (Hichjues-iins pour les employer à pi'opos. Mais il falhiil être « rare » et Dieu sait, comment 011 le fut. De !)raves garçons destinés à des piofessions hon()r;d)les s'établirent artistes de par leurs grands chapeaux. 11 fut séant d'avoir des vices. Quel- (pies bons esprits se contentèrent de la feinte, mais plusieurs, sans délectation ni profit, se détruisirent la santé par l'abus des poisons précieux. Cette fantaisie est tombée aujourd'hui dans le pire monde, il faut supposer (pie le drame qui se joue à notre frontière fera disparaître ces tares du clair pays de Rabelais.

Vers 1 8()5, le mal semblait inguérissable. Les vierges à longs bandeaux qui ne mangeaient jamais sous aucun prétexte — au moins en public — afTichaient des modes grotesques et profanaient de leur personne les robes à longs plis des anges florentins. Leur parfait ridicule fut la consolation des personnes sensées.

Mallarmé, qui ne sortait jamais, sauf pour entendre de la musique le dimanche, put ignorer les Kamtchatka. Le livre de Léon Daudet dut agréer à son dandy srhe. Les imprécations de Mirbeau : « Des lys,

des lysî... de la ! » achevèrent de discréditer les

extravagants.

Les événements actuels sont faits pour ranimer chez nous l'entier lyrisme et l'épopée. Le symbolisme est déjà loin.

Ceux qui s'en réclament le profanent et leurs frères des arts plastiques ont affecté un tel mépris pour la

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nature qu'on ne sait plus à qui entendre. Il serait criminel d'en rendre responsable le très pur artiste qui fut l'initiateur du mouvement, de môme qu'il serait absurde d'accuser Baudelaire des fautes des baudelairiens. Tout le vacarme que des batteurs d'estrade ont fait à leur profit autour de ces grands noms eût dégoûté l'un autant que l'autre.

L'œuvre de Stéphane Mallarmé demeurera comme une énigme au milieu des luttes littéraires et politiques du xix*^ siècle à son déclin. Encore quelques années, et l'exemple de sa vie aura passé avec les hommes qui eurent l'honneur de l'approcher. Ses poèmes de cristal et de givre, ses pages oii s'affirme la volonté ardente de ne rien écrire que de parfait, resteront un sujet d'étude et d'admiration pour tous les artistes sincères, pour ceux mêmes dont la pensée s'apparente le moins à la sienne.

Pour tous, Stéphane Mallarmé, de professeur devenu sujet de thèse, apparaîtra comme le tenant d'une idée, fausse pour bien des gens, pour tous ceux qui pensent, avec Théodore de Banville, que l'art d'évoquer les pensées au moyen des sons, indépendamment du sens des vocables, date de ces temps légendaires, où le roi de Thrace Orphée inventa la musique. Mais ceux-là savent reconnaître la beauté de l'âme et du vers. Peut-être, à ce moment, un poète aura surgi qui fera du symbole un usage nouveau, qui créera un hiératisme de la pensée moderne. Le purisme, le gon-

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gorisinc, toute l allV'terie de l'Iiotel de Hainbouillel. oni bien préeédé l'éelosion de notre langage classique, et Molière lui-même, qui s'en est servi contre les précieuses.

Les siècles passés ont de ces surprises; et nous, pouvons-nous dire quelle aube se lèvera demain après le crépuscule sanglant oii nous vivons P

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