Toute la pauvre chair de l'enfant misérable
c) Le Libérateur. — Roland, le héros de la pièce, dérive à la fois du Roland de la Chanson de Théroulde, et du Roland de l'Arioste.
Depuis 1846, la popularité de la Chanson de Roland s'était accrue. En i85o, la traduction Génin sortait des presses de l'Imprimerie nationale : elle paraissait en iSSa dans la Revue de Paris. A Guernesey, dans les livraisons de mai et de juin qu'il reçut et conserva, V. Hugo put lire et relire à loisir la version de Génin. Elle était, surtout si Ton
I. Outre Olivier et Aimeri dontil a été question pp. 34 et 54, qu'on songe à Raoul de Cambrai (cf. sources de V Aigle du Casque, p. 338 et sq.), et à Vivien, du poème d'Aliscans.
tient compte de l'époque, suffisamment alerte et ingénieusement colorée d'archaïsme. Vitet donnait en même temps dans la Revue des Deux Mondes (juin iSSa) une analyse, abrégée, mais attrayante de ce même poème.
Certaines attitudes du Roland du Petit Roi de Galice sont directement issues de la Chanson de Roland. Le héros de la Légende des Siècles réitère sur les infants espagnols les coups merveilleux qu'il exécutait sur les Arabes.