Cf. p. i34, col
2. Egrégore est un terme emprunté par Hugo aux nombreux livres de spiritisme qu'il possédait. Le mot a vieilli dans la langue spirite ; il désignait à l'époque le spectre, ou la matérialisation, ainsi que l'on dit actuellement, du corps astral : le mot est à peu près pour Victor Hugo l'équivalent de fantôme ou de vampire; il écrit dans Ratbert : La strj-ge egrégore. Dans la suite, au temps où Hugo i-egardait comme une faiblesse de s'être attardé trop longtemps dans le spiritisme, il créa pour ce mot egrégore une bien singulière étymologie. A Coppée, qui l'interrogeait devant Henri Rochefort (le fait m'a été raconté par l'un et par l'autre) sur la signification du terme : a C'est un revenant, répondait-il : e grege mortuoriim ! »
côtoient sans vergogne dans la mémoire du poète l'érudition du dictionnaire.
De curieuses légendes navarraises figurent même dans le Jour des Rois. Quand Hugo nous montre Jesufal