L'âtre fait flamboyer leurs torses couverts d'or
La flamme empourpre, autour de la table fournaise, Ces hommes écaillés de lumière et de braise;
non, ce qui était attendu dans Masferrer^ c'était la couleur espagnole, et c'est bien, en effet, du côté de la couleur espagnole que Victor Hugo a dirigé ses recherches.
Il y a dans Masferrer une action — un cadre emprunté à la nature, large cadre qui entoure une scène de genre : Le joyeux repas des rois pillards — et un portrait en pied : Masferrer.
L'action. — L'action n'a rien de particulièrement espagnol; elle est aussi réduite que possible: les rois pillards proposent une alliance à un voleur qui refuse. A peine est-il utile de faire remarquer que cette donnée, issue des Châtiments^ relève de la préoccupation que Victor Hugo ne «esse d'avoir à cette époque, de comparer les voleurs aux souverains, et de faire tourner la comparaison à l'avantage des premiers.
Le décor espagnol. — a) La nature. — En revanche, le décor de la nature n'est pas dépourvu de pittoresque local : c'est que Victor Hugo a demandé cette fois encore la couleur à ses notes de voyages, et il a mis à contribution ses moindres observations.
Masferrer.
35. L'eau des lorrenis éparsc, et de lueurs frappoo. Ressemble aux longs cheveux d'une Wle couprf^e : Dans la brume on dirait que leurs escarpements Sont d'une boucherie encor tit-dc fumants :