La sapini(>re pend dans les escarpcmenls
Ce myst<>re où le temps, dur bûcheron, traraillc ; On entend l'eau qui roule et la chute éloignée Des mélèzes qu'abat l'invisible cognée,
HT. C'est dans les monis, ceux-ci glaciers, ceux-là
[fournaises
1 4S . Qu'est le grand sanctuaire effrayant des genèses : On sent que nul vivant ne doit voir à l'œil nu. El de près, la façon dont s'y prend l'inconnu. Et comment l'être fait de l'atome la chose ; La nuée entre l'ombre et l'homme s'interpose : Si l'on prête l'oreille, on entend le tourment Des tempêtes; des rocs, des feux de l'élément.
I.a clameur du prodige en gésine. derrière . Le brouillard, redoutable et tremblante barrière :
Albums.
Les mousses pendent et l'eau s'en exprime comme dune chevelure. (Album, XI, 20, 40, 02.)
Roches oxydées avec des flaques d'eau survend rouge qui ressemblent à des mares de sang. (Ibid.)
Des branches monstrueuses...
Roulent dans h torrent. {Ibi'l.)
Les torrents sont des ouvriers : les Pyrénées sont un atelier.
Les montagnes sont des laboratoires : la cascade est le pilon: le gouffre est le mortier, (Ibid.) C'est un mur de brouillard sans couleur et sans forme. La brume, chaos noir impénétrable et vide, emplit
l'angle hideux du ravin de granit,
Borne où l'âme et l'oiseau sentent faiblir leur aile, Abime où le penseur se penche avec effroi
(Pyrénées, 28 août) {Toute la Lyre, II, V. Nuages).
Je me suis assis pensif 125. Quand on peut s'enfoncer entre deux pans de rocs. Sur les sommets déserts, dans les lieux taciturnes Entrer dans l'àpreté des hautes solitudes. Où l'homme ne vient pas, où l'on vous trouve seul
Le monde primitif reprend ses attitudes. Et j'ai cru, par moments, témoin épouvanté,
Et, l'homme étant absent, dans l'arbre el le rocher Surprendre l'attitude effarée et terrible On croit voir des profib d'infini s'ébaucher. De la création devant l'éternité.
{i» août. Toute la Lyre. Ibid., \l\)-.
I >T . L'éclair à chaque instant déchire ce rideau. L'air gronde...
161. Selon le plus ou moins de paresse du vent. Les nuages tardifs s'en vont comme en rêvant. Ou prennent le galop ainsi que des cavales * ; I. Cf. Toute la Lyre, II, V. I.
230. S'il veut un pont, il ploie un arbre sur le trou :... La façon dont il va le long d'une corniche Fait peur même à l'oiseau..., etc.
269. Un repaire, ébauchant une ogive au milieu D'une haute paroi toute de marbre bleu, Est son glto...