Roland sourit : « 11 me suffit
De ce bâton. » Il dit, et déracine un chêne. Sire Olivier arrache un arbre dans la plaine. Ils luttent maintenant, sourds, effarés, béants, A grands coups de troncs d'arbres, ainsi que des géants.
Quand Hugo a parlé de Roland, en même temps qu'au héros des Chansons de gestes françaises, il a toujours songé à V Orlando furioso de l'Arioste.
Dans la première moitié du xix* siècle, le Roland italien fut en France au moins aussi célèbre que le Roland du cycle carlovingien.
Victor Hugo possédait la traduction du Roland furieux àdiii&V Amadis des Gaules dont nous venons de parler*, et si même ce volume ne vint entre ces mains qu'à Guernesey, en 1846 il avait certainement lu l'Arioste dans une des nombreuses traductions de l'époque.
sans doute à opposer Durandal aux armes viles des adversaires de Roland,
Hugo écrivait sans arrière-pensée :
Durandal, lame auguste, avait dans son pommeau Du sang de saint Basile, une dent de saint Pierre Car illustre est l'épée et vile est la rapière.
Signalons en passant que ce fragment a été classé à tort dans l'édition nationale, comme appartenant au Mariage de Roland, à qui cette édition donne pour date l'année 1840. — Attribué à tort aussi au Mariage de Roland,
le fragment
les deux héros se regardent, cherchant Par où frapper : des yeux, ils mesurent le champ; Les insultes déjà s'élancent de leurs bouches Et se croisent, ici railleuses, là farouches, Comme la flèche d'or et la flèche d'airain.
dune écriture postérieure à 1870 et appartenant vraisemblablement à V Aigle du Casque (Combat de Tiphaine et d'Angus).