‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 14 sur 303 · I. Comte de Tressan, op. cit., t. V, VI, VII · texte numérisé non relu

I. Comte de Tressan, op. cit., t. V, VI, VII

C'est à TAriostc qu'il a emprunté son Roland déracineur de chênes, comme il lui empruntera dans le Petit RoideGalice le Roland espagnol, tueur de géants et protecteur d'orphelins'.

Le sabre du géant Sinnagog est à Vienne.

C'est, après Durandal, le seul qui vous convienne :

Acceptez-le.

Roland sourit. « // me suffit De ce bâton. » Il dit et déracine un chêne. Sire Olivier arrache un orme dans la plaine.

Mariage lie Roland, v. 184-188.

« L'accès de fureur de Roland fut si violent, chante l'Arioste, que perdant toute espèce de connaissance, Roland ne pensa pas même à garder son épée, dont il aurait pu peut-être obtenir encore bien d'autres choses étranges ; mais il na^>ait besoin ni de Durandal,, ni des plus fortes armes pour les exécuter; sa force prodigieuse lui suffisait; un grand et vieux pin en fut la preuve. A la première secousse du bras de Roland, ce pin fut déraciné ; il en fut bientôt de même des chênes,, des ormes et des hêtres qu'il trouva sur son passage ; rhieble, l'anis, le fenouil ne cèdent pas plus facilement à la main qui les arrache : cette partie chenue de la forêt fut enun moment aussi rase que devient le bord d'un marais, d'où l'oiseleur arrache les herbes et les roseaux pour y tendre ses filets. » (Gh. xiii, p. 2o5).

Le passage était connu ; dès 1811, Barjaud-, publiant des fragments du poème en seize chants qu'il préparait sur Charlemagne, considérait ces arbres déracinés comme la marque caractéristique de la force légendaire de Roland. Il énumérait les principaux héros qui entourent Charlemagne

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