‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 135 sur 303 · Pfeffel, pp. 307, 3o8, 3o«j · texte numérisé non relu

Pfeffel, pp. 307, 3o8, 3o«j

de toutes les cruautés commises par les empereurs d'Allemagne lors de leurs incursions au delà des Alpes. Il n'y a pas lieu d'assimiler la personne de Ratbert, plus particulièrement à Louis de Bavière qu'à Othon III, mettant à sac le château Saint-Ange, faisant mutiler le pape et décapiter Crescentius, qu'au noir Henri III, qu'à Henri IV, à Henri Y, qui tous deux ont pillé Rome, qu'au tortionnaire Frédéric II, ou qu'à Frédéric Barberousse lui-même : ce serait se méprendre que d'assimiler ce qui se passe dans les. Conseillers probes ou dans Fabrice^ à telle descente plutôt qu'à telle autre. Tous ces empereurs ont mis l'Italie à feu et à sang, et y ont tenu des diètes.

On voit très nettement comment les choses se sont organisées dans l'imagination de Hugo, lorsqu'il a voulu placer dans un cadre du moyen âge les doléances de l'Italie. Ses connaissances générales de l'histoire d'Allemagne, dues à son voyage du Rhin, aux Burgraves et au livre de Pfeffel, ont présenté tout d'abord à son esprit les plus marquants et les plus ordinaires événements qui caractérisent la venue des empereurs en Italie : convocations de diètes et de synodes — prises de petits territoires restés indépendants — concours odieux des cruautés de l'empire et de l'église féodale (ce qui était, par ailleurs, très actuel) — martyres, plaintes et revendication des victimes. Il n'est pas une descente d'empereur où nous ne retrouvions ces sources de développements.

Vaste étendue du champ dans lequel ont été opérées les recherches du poète. — Ces horreurs de l'Italie du moyen âge, V. Hugo n'a nullement prétendu les situer avec exactitude dans le temps.

L'état A du nianuscrit à'Elcus\ où il est question de la Sorbonne (laSa), et des spectres d'Orcagna (vers i35o),

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