La Vicomterie. Crime des Empereurs, p
Dans Pfeftel, Hugo trouvait de plus nombreux détails : il y pouvait rafraîchir sa mémoire sur les prérogatives et les fonctions des diètes qui « ont le droit de guerre, ont part à la collation des grands fiefs, même en Italie^ et jugent les causes féodales ' ».
i33. Ta politique est sage et ta guerre est adroite,
déclare à Ratbert Jean de Carrara, et l'évéque Afranus, souverain juge féodal, attribue à l'empereur le fief italien de Final.
Mais ce sont là, après tout, des connaissances historiques très générales, qui n'établiraient qu'une présomption et non une preuve des emprunts de Hugo à Pfeffel, si Hugo ne lui devait pas encore des inspirations plus précises :
« Ces docteurs, écrit PfeÉFel, à l'endroit même où Victor Hugo « collectionna le nom retentissant de Bulgarus de Bu/garis, pronon- « cèrent que tous les fiefs majeurs, tout ressort et toute jurisdic- « tionémanoientdu droit impérial... Cette décision étoit effectivement « conforme aux anciens usages de l'Italie, et à la constitution d'un « peuple constamment asservi à des conquérans étrangers; mais les o docteurs de Bologne ne l'étayèrent pas de ces preuves et de cette « considération si naturelles, ils se contentèrent d'inculquer à Fré- « déric l*"" le principe suivant : Tua volontas jus esto ; sicut dicitur : « quidquid Principi plaçait legis habet vigorem; et ils finirent par lui « adjuger l'empire du monde entier. Cette extravagance jeta de « profondes racines, et le fameux Barlholes en fit, deux siècles après, un « article de foi. »
Les quatre dernières lignes sont devenues la source de divers développements de Hugo.
Non seulement il se sert du texte latin pour fabriquer une devise :