‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 172 sur 303 · Le Rhin, lettre XVII, Saint-Goar · texte numérisé non relu

Le Rhin, lettre XVII, Saint-Goar

Il n'est même point impossible que les quatre évangélistes des machines de guerre soient venus en ligne directe des pilastres d'un des portails de la cathédrale de Bâle : « Le portail de gauche est un beau poème roman : sous l'archivolte, les quatre évangélistes^ «

Enfin, c'est encore l'influence des souvenirs du Rhin qui engage le poète à meubler de si étrange façon l'intérieur du donjon de Fabrice. Dans presque tous les châteaux du Rhin qu'il a visités, il a été frappé- du mélange offert par certaines peintures et certaines sculptures des héros antiques, bibliques et féodaux. A Heidelberg, il a vu côte à côte les statues du duc Josué, de Samson, d'Hercule et de David^ A Aix-la-Chapelle, Mercure, Proserpine et Pluton gardent le sarcophage de Charlemagne \ 11 a admiré sur une même façade du palais de Frédéric IV « des césars romains, des demi-dieux grecs et des héros hébieux^ ». Cet amalgame anachronique était fait pour lui plaire : il en a fait une caractéristique de l'art du moyen âge : il en a usé un peu partout. Et voilà pourquoi :

25o. l'on a tendu sous le grand porche

Une tapisserie où Blanche d'Est jadis A brodé trois héros, Macchabée, Aniadis, Achille, et le fanal de Rhode, et le quadrige D'Aétius''', vainqueur du peuple latobrige. 355. Et dans trois médaillons marqués d'un chiffre en or Trois poètes, Platon, Plaute et Scœva Memor".

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