‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 186 sur 303 · Jbid., t. I, p · texte numérisé non relu

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6. Notre intention primitive était d'éclairer, par quelques confrontalions de textes, les emprunts désignés ci-dessus, notamment l'Histoire de la Construction de l'église d'Aix-la-Chapelle ; mais, ayant appris que M. J. Giraud préparait une thèse sur les Sources du Rhin, nous nous sommes bornés ici à des indications sommaires pour ne pas déflorer son travail.

de signaler ici quelques-uns des emprunts antérieurs à la Légende des Siècles. Hugo n'avait plus à Guernesey d'autres documents sur ses excursions que son manuscrit du Rhin, les notes qui l'accompagnaient et ses carnets de voyage : or il apparaît qu'il y a dans Eviradnus et dans Welf des souvenirs de lectures dont on ne rencontre les traces ni dans le manuscrit du Rhin, ni dans les notes, ni dans les carnets du poète : il importait donc, d'une part, de faire connaître les guides, monographies et recueils qu'avait pu consulter V. Hugo, et, d'autre part, d'établir par des exemples précis son habitude et sa manière d'utiliser les légendes rhénanes, venues à sa connaissance par l'intermédiaire des manuels.

Récits oraux. — Ajoutons qu'il faut aussi compter pour beaucoup les récits oraux faits au touriste par les guides, les bateliers et les aubergistes. C'était une coutume conforme à l'imagination conteuse des indigènes, c'était aussi un procédé courtois dont usaient volontiers ces « explicateurs tt et ces « démonstrateurs de spectres », et tous ces grands quémandeurs de pourboires dont se plaint si amèrement le visiteur de Cologne * et de Welmich -.

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