‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 189 sur 303 · I. Je dois l'idée de ce rapprochement à G. Lanson · texte numérisé non relu

I. Je dois l'idée de ce rapprochement à G. Lanson

1. L'idée de la dualité de la nature humaine est banale. On la rencontre dans les Ecritures: Omnia duplicia (Ecclésiaste, XLII, 25); elle fait le fond de la philosophie de saint Paul et do la scolastique du moyen âge ; mais, nulle part, je n'ai rencontré le terme à' Homo duplex. Serait-ce un souvenir de ï'Epitre de saint Jacques (I, 8), m'écrit M. l'abbé Cl. Grillet : « Vir duplex animo, inconstans est in omnibus ?»

« effrayant commandeur, je me soucierais peu de l'entendre

« un jour monter mon escalier ' »

Le féodal et fantômal Berthold est là tout prêt pour figurer dans une histoire magique et V. Hugo n'ignore point que, depuis Clovis, c'est à la chasse, sur le fond obscur des forêts, que s'éclairent toujours les apparitions.

Un jour le duc Berthold, neveu du comte Hugo, Marquis du Rhin, Seigneur de Fribourg en Brisgau. Traversait en chassant la forêt de Thuringe... II vit sous un grand arbre, un ange auprès d un singe. Le singe ouvrait sa griffe et l'ange ouvrait son aile. Et l'ange dit : « Berthold de Zoehringen, qu'appelle Dans la verte forêt le bruit joyeux des cors. Tu vois ici ton âme à côté de ton corps... »

La pièce complète n'a pas plus de 16 vers : c'était une image utilisable dans un tout et qui, restée sans. emploi depuis i853, fut enfin publiée telle quelle dans la Légende de 18".

EVIRADNUS

Transposition des souvenirs du Rhin. — De i856à iSSg, V. Hugo avait donné successivement aux scènes du moyen âge qui figurent dans son œuvre épique le décor de l'histoire française, celui de l'histoire espagnole et celui de l'histoire italienne. C'est* seulement en iSSg qu'il songea à encadrer ses Petites Epopées dans les sites du Rhin et des Burgraves.

Ce qui subsiste du Rhin et des Burgraves dans Eviradnus paraît, à première vue, se manifester plus encore par les accessoires de la décoration et certaines touches imprévues du pinceau que par la composition même du sujet. Comme éclateraient, dans une salle d'armures, des panonceaux et

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