‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 19 sur 303 · On ne la peindrait pas dans tout un jour d'été · texte numérisé non relu

On ne la peindrait pas dans tout un jour d'été

Ses créneaux sont tous scellés avec du plomb ; sur chacun d'eux il y a un arc prêt à jouer, des traits, et, sur le faîte de la tour, on voit une escarboucle plus brillante que le soleil et qu'on peut à peine regarder fixement de trois lieues. Sur la gauche étincelle la rive de la mer, cette grande onde, qui permet aux navires, nommés dromons, d'arriver jusqu'à la ville K

A ce spectacle, Charles sentit son cœur bondir^. Gharle, en voyant ces tours, tressaille sur les monts.

Il appela le duc Naymes, son sage conseiller, et lui parla à peu près ainsi :

« Beau sire, quelle est cette cité ? Ne me le cachez pas. Celui qui la tient peut se vanter qu'il n'y en a pas une

I. Les « grands arbres verts », seul trait de décor supprimé par Hugo.

Ce détail n'indique en effet ni la richesse, ni la puissance de la ville.

•1. XX. Tors y ot faict de lioys cler. Ms. 24369, V. 167.

Reporté par Hugo au vers i58 :

Là-bas, six grosses tours en pierre de liais.

3. N'a home el mont tant sache deviser Ni convenist un jour d'esté user, S'il voloit bien toute l'œuvre aconter Que paien firent a celé tour fonder.

4. Et la grant onde qui molt puet raviner Qui lor amaine quanqu'il sevent viser.

Ms. 24369, V. 183-184.

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