‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 20 sur 303 · La cité prent li rois a esgarder · texte numérisé non relu

La cité prent li rois a esgarder

Dedans son cuer forment à goloser (convoiter). Jubinal, plus romantique, imagine que le cœur « bondit ».

pareille dans le monde. Par saint Denis ! je veux venger ma défaite. Celui <l'entre vous qui désirera retourner en France passera par ces portes;carje vous jure que, dussé-je rester ici quatorze ans, je ne reverrai pas la France sans avoir conquis cette ville. »

Naymes a entendu Charlemagne, et il lui a dit : « — Sire, jamais homme ne fut plus surpris que je le suis. Si vous voulez avoir cette ville, il vous faudra la payer, car je n'en connais pas de plus forte. Celui qui la défend a avec lui vingt mille Turcs qui ont chacun double harnais et doubles armes ', et qui se moqueront, comme d'autant de boules de neige, des traits de nos arbalètes. D'ailleurs vos soldats sont si las, que chacun d'eux ne vaut pas une femme " ; vos chevaliers aimeraient mieux leurs manoirs qu'un assaut ; vos barons !... leurs chevaux ne se nourrissent plus que de paille ; et quant à moi, je vous donne ma foi que je voudrais pour beaucoup être dans mon royaume de Bavière :

5i. Elle a pour se défendre, outre ses béarnais.

Vingt mille Turcs ayant chacun double harnais. Quant à nous, autrefois, c'est vrai, nous triomphâmes; Mais, aujourd'hui, vos preux ne valent pas des femmes : Ils sont tous harassés et du gîte envieux, Et je suis le moins las, moi qui suis le plus vieux...

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