‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 195 sur 303 · Cf. V.4I-44' Fit avec son talon un tas d'arceaux rompus · texte numérisé non relu

Cf. V.4I-44' Fit avec son talon un tas d'arceaux rompus

sous son dur

Du monument bâti pour l'affreux duc Lupus,

Arracha la statue et porta la colonne

Du Munster de Strasbourg au pont de 'Wasselonne '.

C'est à Fribourg [Le Rhin, lettre XXXI) que Victor Hugo a vu sur la place des colonnes surmontées de statues de saints : son imagination antithétique y substitue ici l'affreux? duc Lupus. Il y a des Lupus, comtes de Champagne, mais ce Lupus vient bien plutôt du duc Bundus, surnommé le Loup : Contes de Grinim, II, p. 284.

2. « La Chaux-de-Fonds, m'écrit coniplaisâmmeut le Directeur de la bibliothèque de Neufchàtel, est d'origine très récente; elle ne fut érigée en paroisse qu'en i55o; au point de vue de l'administration civile, elle fut organisée en commune et mairie en i65o. Au début du xvi" siècle, il s'y trouvait réunis 400 habitants, un demi-siècle plus tard un millier, et à la iîn du xviii" siècle, 3 3oo. Au xV siècle, il ne s'y trouvait évidemment qu'un petit nombre de maisons. Aucune trace de château féodal, aucun événement historique remarquable. La Chaux-de-Fonds n'a tenu dans l'histoire de notre pays une place importante qu'à partir du xviii' siècle; dès cette époque, elle fut un centre d'opposition au gouvernement; à partir de i83o, le parti républicain s'y organisa; en 1848, la Révolution qui renversa le gouvernement monarchique partit de La Cliaux-de-F"onds. »

nommé déjà dans les Clievaliers errants parmi ceux qui font

60. Tourbillonner dans l'ombre, au vent de leurs épées, Les batailles, les rois, les dieux, les épopées. Qui les voyait passer à l'angle de son mur Pensait à ces cités d'or, de brume et d'azur, Qui font l'effet d'un songe à la foule effarée Tyr, Héliopolis, Solyme, Césarée.

Comment, après cela, aller chercher la source d'Eviradmus dans un Gœtz bourgeois, dont les chevauchées ne dépassent pas le cercle de quelques districts où errent des hordes de paysans révoltés ?

Sigismond et Ladislas. — C'est à Pfeffel, utilisé déjà pour Ratbert, kPf'eff'el^ étudié pour le Rhin^ que Victor Hugo a vraisemblablement emprunté les noms de Sigismond empereur, et de Ladislas roi. Pfeffel était, on l'a vu, le seul livre d'histoire d'Allemagne que le poète eût sous la main à Guernesey.

Le tableau de la page 611 lui offrait ce rapprochement :

Sigismond, mort en 1437, âgé de 70 ans. Princes contemporains : Rois de Pologne : Ladislas-Jagellon, mort en i/,34.

G'estbien ce Sigismond dont le nom a préoccupé V. Hugo. H n'existe qu'un empereur d'Allemagne qui ait porté ce nom, et Hugo l'avait remarqué lui-même au Rœmer de Francfort : l'unique Sigismond, écrit-il*. Il ne paraît pas qu'il ait consulté autrement le manuel de Pfeffel que pour en extraire ces deux noms, celui d'un empereur et celui d'un roi, ayant, à la fin du moyen âge, vécu ensemble. Il ne recourut même pas à la date de leur naissance, sans quoi il n'eût peut être pas imaginé Zéno-Ladislas plus jeune que Joss-Sigismond : à l'époque où Sigismond avait trente ans,

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