Le lierre, le chiendent, l'églantier sauvageon
Font, depuis trois cents ans, l'assaut de ce donjon :
Le burg, sous cette alijectc et rampante escalade.
Meurt, comme sous la lèpre un sanglier malade ;
Il tombe; les fossés s'emplissent des créneaux;
La ronce, ce serpent, tord sur lui ses anneaux ;
Le lierre
Le moineau franc, sans même entendre ses murmures.
Sur ses vieux pierriers morts vient becqueter les mûres
L'épine sur son seuil prospère insolemment ;
Le chardon
Mais l'hiver, il se venge ; alors, le burg dormant
S'éveille...