Ibid., lettre XXIV
4. Les Quatre Vents de l'Esprit, livre IV. La Révolution, I, les Statues; II, les Cariatides.
flemeure fixaient à la fois sur moi leur prunelle vague et effarée..,, le rictus des mascarons prenait une expression étrange, une lueur faisait saillir lugubrement dans l'ombre la sombre Isis du vestibule, deux sphinx casqués semblaient chuchoter à voix basse en me regardant... quelque chose d'immuable et de terrible palpitait autour de moi sur toutes ces murailles... chaque fois que je m'approchais d'une porte ténébreuse ou d'un coin brumeux, j'y voyais vivre un regard mystérieux.
Les statues dorment le jour, mais la nuit elles se réveillent et deviennent fantômes * ».
Lectures françaises :D'AngIemont. Marie Aycard. Lamartine, le comte de Tressan. — A coup sur, Hugo n'avait pas le monopole de cette terreur aimée des romantiques, celle de X inanimé-vivant^ mais on voit qu'il la goûtait particulièrement. On peut en conclure qu'il dut retenir aisément les récits où il en rencontra l'expression. Son attention fut sans doute attirée plus d'une fois sur le nom de deux écrivains qui collaborèrent à ce Journal du Dimanche^ (1846-47) où V. Hugo était volontiers encensé^, où il écrivait à ses heures* et où il puisait à l'occasion des inspirations^. Ces deux écrivains ont mis en œuvre, l'un dans ses Légendes françaises^ l'autre dans ses Ballades et Chants populaires de Provence, une histoire de statue armée qui vient au secours d'une femme.
Les deux récits rappellent de près l'épisode d'Eviradnus.