‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 215 sur 303 · Tenait un concile à Leptine · texte numérisé non relu

Tenait un concile à Leptine

Un seul des livres d'histoire qu'il avait entre les mains pouvait lui faire connaître ce détail. Ce n'est point Moreri. Moreri écrit Letines, Lestines ou Liptines, et ne cite point Pépin, mais Carloman. L'histoire de Dom Calmet écrit bien Leptines-, mais ne parle, elle aussi, que de Carloman.

C'est seulement dans Lesueur, Histoire de VÉglise et de V Empire^ ^ que V. Hugo pouvait trouver à la fois l'orthographe Leptines et la mention de Pépin.

Une lecture de X. Marmier* a pu lui révéler l'existence, au temps d'Attila, d'une famille légendaire d'Ursus en Courlande, et permis d'associer ce singulier surnom à la liste des autres ancêtres polonais : Etienne et Lechus.

Si l'on ne connaissait exactement par de telles sources les procédés discursifs de l'érudition de V. Hugo, cette précision dans les détails pourrait laisser croire que, pour parler de l'état général de l'Europe, à l'époque à' Eviradnus^ il a dû s'informer avec plus de scrupule encore : il n'en est rien, les erreurs qu'on rencontre dans le tableau de l'Europe à" Eviradnus — car Eviradnus a, comme la plupart des œuvres de Hugo, son tableau de l'Europe — sont de telle nature qu'elles dépassent l'ignorance d'un écolier naïf et déconcertent la recherche:

I. C'est également de la lecture de cet article que vient la note prise en marge par Hugo : Diedi cremata, c'est-à-dire les ordonnances de Crème par l'évêque Diedi. L'édition nationale insère, par erreur, cette note dans le plan de Ratbert et imprime, à tort : Diedi Eremata.

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